Depuis que je possède Nintendo Switch Online, je pars en découverte de jeux dont j’ai souvent entendu parler, sans jamais y avoir réellement joué. Ainsi, lorsque j’ai aperçu Sin and Punishment sur Nintendo 64, je me suis laissé tenter, car je n’ai pas connu la N64 à l’époque et ma curiosité a immédiatement pris le dessus sur mes habitudes. Cependant, je dois avouer que je ne connais presque rien à ce titre, mis à part son aspect rail shooter souvent évoqué par les joueurs. Abordons cette expérience en totale découverte afin de mieux comprendre ce que ce jeu prétendu « culte » peut réellement offrir.
Le Japon, terre de bordel
Pour commencer, Sin and Punishment se déroule dans un Japon futuriste où la paix semble acquise. Cependant, la population est trop nombreuse et l’humanité crée de nouveaux animaux pour se nourrir. Comme souvent, la science dérape et ces créatures mutantes finissent par attaquer le monde.
Malgré des textes uniquement en japonais, les voix anglaises aident à comprendre une histoire simple et efficace. On incarne principalement Saki Amamiya, un jeune héros doté de pouvoirs spéciaux, armé d’un pistolet et d’un sabre énergétique. Dans l’ensemble, la mise en scène rappelle Vagrant Story, grâce à des cinématiques 3D et un antagoniste révélé progressivement.
Une claque visuelle !
D’abord, rappelons que Sin and Punishment est sorti en 2000. Pourtant, en 2026, il reste étonnamment superbe, surtout sur Nintendo 64, connue pour son brouillard omniprésent. Ici, aucun brouillard ne gêne la vue, et l’image affiche une clarté réellement impressionnante. La 3D brille par sa netteté, tandis que la variété de couleurs surprend constamment le joueur. Non seulement, aucun ralentissement n’apparaît, malgré l’action permanente et les nombreux éléments à l’écran. Les effets de lumière sont splendides, offrant une claque visuelle que Nintendo devrait encore viser aujourd’hui !
Par moments, les changements de caméra donnent l’impression d’être dans un avion de chasse. L’action virevolte alors dans tous les sens avec une maîtrise spectaculaire. Entre deux, les cinématiques rappellent Vagrant Story, mais avec des visages plus détaillés pour ralentir le tempo. En dernier, les voix anglaises réussies, très animées façon Mobile Suit Gundam, associées aux musiques épiques, renforcent fortement l’immersion.



un Panzer Dragoon haut de gamme
Au départ, je savais seulement que Sin and Punishment était un rail shooter, proche de Panzer Dragoon, avec un personnage avançant automatiquement à l’écran. Ainsi, le joueur se déplace surtout de gauche à droite pour esquiver les tirs et se frayer un chemin au cœur de l’action. De plus, une double pression directionnelle permet de plonger, tandis que le saut et le double saut offrent d’autres options défensives efficaces.
Cependant, le gameplay ne repose pas uniquement sur l’esquive, car le sabre permet d’attaquer au corps-à-corps lorsque la situation devient critique. Par ailleurs, le stick analogique sert à verrouiller des ennemis en mouvement, rappelant un tir précis à la Time Crisis. Finalement, entre la gestion du temps, les boss gigantesques et l’action non-stop façon Apocalypse sur PS1, l’intensité ne retombe jamais.



Une ode à l’arcade
A première vue, Sin and Punishment propose une durée de vie courte, car l’aventure se termine en moins de trois heures. Pourtant comme tout bon jeu arcade, le temps passe vite et l’expérience reste intense jusqu’au bout.
Plusieurs modes de difficulté sont disponibles, avec un nombre de crédits défini dès le départ. De ce fait, l’objectif devient clair : améliorer son score, optimiser ses déplacements et battre le chrono.
C’est pour cela qu’apprendre les patterns des boss facilite leur élimination et rend les affrontements plus grisants. Le jeu flirte alors avec le shmup et pousse naturellement à recommencer encore et encore. Certes, certains passages semblent exigeants au début, mais la satisfaction arrive rapidement avec la maîtrise. Cette réussite nous donne envie d’y rejouer encore et encore. Preuve que l’ensemble m’a totalement convaincu.



Pour
- Des graphismes sublimes
- De l’action totale et non stop
- Une animation sans faille
- Une rejouabilité infinie
Contre
- L’histoire en japonais
Sin and Punishment
Conclusion
Sin and Punishment est une véritable claque, aussi bien visuelle que ludique ! Son action frénétique, son gameplay exigeant et sa réalisation impressionnante en font un jeu intemporel. Encore aujourd’hui, il mérite largement sa réputation de titre culte et incontournable.
