Si Capcom semblait déjà avoir séduit les joueurs pour 2026 avec un merveilleux Resident Evil Requiem dont je ne suis pas encore remise, c’est aujourd’hui une autre de leurs productions qui est à l’honneur sur l’OursGamer ! Sorti depuis le 13 mars 2026 sur Nintendo Switch 2, PS5, Xbox Series X|S et PC, c’est Monster Hunter Stories 3 : Twisted Reflection qui a occupé tout mon temps dernièrement, et donc je vous présente le test.
Test réalisé sur PlayStation 5 Pro ainsi que sur PS Portal à l’aide d’une clé envoyée par l’éditeur que nous remercions.
Trois rôle pour un seul destin.
Sans connaissance préalable de la série, Monster Hunter Stories 3 s’est présenté à moi sans que je n’en sache quoi que ce soit. On part ici d’une découverte totale, je n’avais même pas vu le trailer de lancement !
Sans prise de tête, le jeu plante rapidement (pour mon plus grand plaisir) le décor dès le début. Une (trés) jolie cinématique avec la naissance de deux Rathalos sous le signe d’un mauvais augure. Un rapide petit tuto sous la forme d’une quête d’initiation, comme un certain merveilleux RPG dont je vous ai déjà parlé (aka Romancing SaGa). Et sans tarder la base se pose autour de deux royaumes, Azuria et Vermeil, opposés autant politiquement que culturellement. Tandis qu’un phénomène écologique appelé « l’Empiètement de Cristal » menace progressivement tous les écosystèmes.
Avant‑gardiste mais sans être indigeste, l’histoire se concentre sur notre personnage ! Futur héritier du trône d’Azuria en mal de sa mère disparue, Ryder, mais aussi capitaine des Rangers ! Ce qui crée des tensions intéressantes entre devoirs royaux et mission de protection des monstres. Et qui dessine merveilleusement bien les phases de gameplay, mais cela nous y reviendrons plus bas.
Le récit gagne en poids avec des arcs familiaux, des trahisons affectives, des conflits politiques et des dilemmes éthiques. Qui poussent à se questionner sur la place des monstres dans le monde comme le faisait notre bon vieux N dans Pokémon ! Offrant une narration plus mature que ce à quoi je pouvais m’attendre dans un spin‑off « family‑friendly » de Monster Hunter.


Si les personnages peuvent sembler terriblement clichés au tout début, chacun a réussi à trouver sa place dans cette drôle d’équipe. Et curieusement je m’y suis franchement attachée. Après quelques années de RPG et de jeux détrempés d’open world que j’ai trouvés globalement lassants, Monster Hunter Stories 3 : Twisted Reflection est la bonne surprise que je n’attendais plus.

Un jeu qui sait nous garder occupés :
Pas de surprise pour les habitués, Monster Hunter Stories 3 se présente comme un JRPG tour par tour bien structuré. Lancé à partir d’un point de départ très accessible, même pour ceux qui, comme moi, n’ont jamais joué aux Stories. Contrairement au métaboss acrobatique du Monster Hunter classique, ici, pas de tension en temps réel, mais un système de duels tactiques. Chaque tour impose de choisir soigneusement son type d’attaque, son arme, et quel Monstie va intervenir.
Le triangle Force / Technique / Vitesse qui régit les affrontements, c’est plus ou moins gagner contre un monstre à « pierre‑feuille‑ciseaux ». La force bat la technique, la technique bat la vitesse, la vitesse bat la force. Ce système, simple à comprendre, reste suffisamment intéressant du début à la fin pour éviter la monotonie. Surtout quand certains monstres enragent ou changent de type d’attaque en cours de combat ! À chaque nouvelle rencontre avec un monstre inconnu, c’est au petit bonheur la chance, et c’est franchement drôle. Au fur et à mesure qu’on apprend, on déduit. J’avoue que ça m’a énormément plu.


Viennent ensuite les types d’armes, répartis entre coup tranchant, contondant et perforant. Chaque arme apporte une sensibilité différente. Le katana joue sur une jauge d’esprit et des attaques en posture, l’épée lourde s’appuie sur des charges puissantes. Savoir sur chaque compagnon à son propre style à combiner aux nôtres ! Notre héritier peut s’équiper de trois armes différentes en combat, à vous de voir ce que vous préférez ! En sachant que vous ne contrôlez pas le second personnage de l’équipe, seulement son comportement.


Personnellement, j’ai gardé le katana, la masse et l’arc en jouant énormément sur le buff‑debuff. De ce fait, j’ai essentiellement préféré avoir Angela à mes côtés pour ses gros dégâts à la claymore.
Devenir dresseur sans pokéball, le Ryder :
Le gameplay ne se limite pas au combat, loin de là ! Si l’équipe se compose de deux combattants et de leur monture respective, il y a tout un système de gestion derrière notre propre écurie ! Ratha a beau être notre monture de prédilection, nous aurons besoin de bien d’autres créatures de tous les types/éléments pour affronter nos ennemis mais aussi pour avancer sur la map. Rathalos peut planer certes. Mais chaque zone a son propre relief demandant tantôt de nager, de grimper sur les falaises, d’entrer dans des trous dans le sol !
Et pour ça, il nous faut passer par les œufs. Partout sur la map, des tanières de monstres attendent notre venue ! Blanches pour les normales. Dorées pour les rares. Bleues pour les plus rares et vertes pour les monstres s’étant repliés suite à un combat. Chaque tanière nous offre la possibilité de voler un œuf (parfois même deux !) aléatoirement.



Ne soyez pas trop gourmand parce que le maître des lieux rôde ! Et que Rudy n’est pas forcément toujours de bons conseils…
Quel petit bonheur pourtant de trimballer nos 12 œufs (le maximum) pour finalement retourner les faire éclore dans l’écurie !


Et pas seulement cela ? Le système de gènes permet de personnaliser en profondeur chaque Monstie. Comme une sorte d’éditeur de builds ou de CT/CS dans Pokémon. Chaque monstre dispose d’une grille 3×3 de gènes, mélangeant type (Puissance, Technique, Vitesse) et élément (Feu, Eau, Foudre, etc). Qui déterminent ses spécialités et ses bonus de bingo quand on aligne trois gènes identiques. La vraie force du système vient du Rite de transmission : on peut copier un gène depuis un Monstie déjà élevé vers un autre ! Ce qui permet de refaçonner nos créatures à la carte. De corriger des lacunes ou de construire des bulles d’élite autour de gènes de rang S issus de variantes et de mutations.
Protéger les écosystèmes de la dévastation ! Le ranger.
Même si j’ai eu un petit peu peur au début de ne rien y comprendre après déjà pas mal d’informations, vient enfin le fameux système de rétablissement de l’écosystème.
Plus le rang monte, plus les œufs éclosent à un niveau de départ plus élevé, plus les futurs monstres ont accès à des talents et gènes puissants, et surtout, on débloque des variants et monstres à double élément qui n’apparaissent qu’au rang S.


Plutôt que de se limiter à un décor anodin, l’écosystème devient un baromètre de l’investissement dans les zones et permet de se rapprocher un peu plus de la fine fleur du bestiaire, et croyez‑moi, parfois c’est franchement très difficile mais ça vaut le coup.
Tout ce joyeux bordel nous arrive donc encadré par de l’exploration bien entendu, des mini‑boss permettant de poser des camps, des quêtes annexes pour développer l’histoire de nos alliés mais aussi pour aider les PNJ ici et là. Rien de nouveau pour un RPG mais de quoi forcer un tantinet le ratissage de map, sans même parler des poogies à ramasser absolument partout.



Un voyage onirique.
L’ambiance de Monster Hunter Stories 3 est l’un des points les plus réussis du jeu pour moi ! Une identité visuelle qui donne envie de longer les plaines, les forêts et les crêtes rocheuses durant des heures. La direction artistique est vraiment remarquable ! Loin des open world réalistes, on sent pourtant qu’un soin particulier a été porté à la lumière, aux couleurs et aux détails de chaque zone, avec des ciels orangés, des villages aux allures de contes et des monstres au design fidèle à l’esprit Monster Hunter. Pour moi, ce fut un véritable enchantement.
La personnalisation du personnage est aussi très agréable, entre la création de base et la montagne de tenues déblocables au fil des rencontres !




J’ai adoré changer régulièrement les tenues de mon avatar selon la région et l’ambiance du jeu.




Pourtant, l’impression n’est pas parfaitement homogène : certaines zones frappent par leur beauté et leur richesse, tandis que d’autres semblent un peu moins travaillées, avec parfois un mélange de routes très lissées et de détails plus simples, mais le charme général du jeu reste suffisamment fort pour que ça ne me gâche pas le plaisir de s’y perdre.



Mais une bande son trop discrète.
Côté sonore, l’audace est là, mais avec une timidité qui empêche le jeu de vraiment exploser en intensité. Les musiques, souvent très belles, allient mélancolie et mélodies entraînantes, tout en restant trop effacées à l’arrière‑plan. Petit coup de cœur sur la musique de boss, mais j’aurais aimé plus !
Le résultat, c’est une bande‑son charmante oui. Mais qui aurait mérité d’être davantage mise en avant. Surtout dans les grands moments de voyage ou de conflit. En revanche, le doublage, en anglais, se montre de très bonne facture. Avec des voix expressives, bien synchronisées et qui donnent une vraie présence aux personnages, mention spéciale pour Rudy ! Ce qu’il est bavard celui‑là…
L’ensemble crée une ambiance assez intéressante. Parfois rassurante, parfois dramatique qui colle parfaitement au thème de la cohabitation houleuse entre monstres et humains, tout en manquant parfois un peu de punch sonore pour devenir vraiment mémorable.



Rêver a dos de Monsties.
Premier pas dans la série et je suis sous le charme. Noyée dans un monde où les open worlds en mode réaliste sont légions, Monster Hunter Stories 3 : Twisted Reflection est un plaisir coloré qui enchante et donne franchement envie de partir à l’aventure à dos de monstres. Malgré un temps de jeu qui peut rebuter pour ceux qui en ont le moins, c’est-à-dire un bon 60 h pour le plus gros morceau, les heures défilent sans devenir lassantes et je me suis laissée bercer sans même les compter.
Ne vous laissez pas abattre par le nombre assez impressionnant de mini tutoriels à prendre en compte dès le début ! La première zone toute entière est très accessible. Et fait office de petit bassin avant de nager avec les requins. Monster Hunter Stories 3 offre un challenge plaisant et galvanisant pour le fan de RPG. Et c’est sans compter l’endgame qui nous permet de continuer à perfectionner nos monsties !
Notons aussi qu’un DLC scénaristique intitulé « Histoire secondaire additionnelle : Rudy », centré sur le Palico serviteur de la famille royale d’Azuria, devrait sortir en 2026. Petit plus inclus à l’édition Deluxe. En parallèle, un contenu de mise à jour gratuite est annoncé pour l’été 2026. Avec notamment des Monstres Royaux très puissants destinés aux joueurs de niveau 90+. Que demander de plus ?
Pour
- La beauté de la DA
- Le système de combat addictif
- Les coups de grâce bien pensés
- Certains personnages vraiment bien écrits
- Une personnalisation de l’avatar très plaisante
- La durée de vie sans map à nettoyer en dehors des 100 poogies
Contre
- L’inégalité dans le travail des zones
- Des quêtes secondaires très faibles
- L’écran de combat du coup de grâce trop long
- Certains menus et la gestion des armes brouillons
Test – Monster Hunter Stories 3 : Twisted Reflection
Conclusion
Monster Hunter Stories 3 : Twisted Reflection n’est pas le JRPG le plus révolutionnaire mais c’est clairement l’un des plus attachants. Entre un système de combat tour par tour très malin, une personnalisation poussée des Monsties, un rétablissement de l’écosystème qui donne du sens à chaque zone et une ambiance visuelle onirique, le jeu réussit le pari de rester family‑friendly tout en se permettant des réflexions plus mûres sur la cohabitation entre humains et monstres. Une aventure où je ne regrette pas d’avoir investi autant de temps !
