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Lecture Geek : K-Pop Academy – Le projecteur maudit (tome 2)

Temps de lecture : 3 minutes

 

Après La scène des ombres, Mina Finch et Mana Books remettent le couvert avec un second tome aka K-Pop Academy : Le projecteur maudit ! Cette fois, c’est Nari qui passe devant : elle obtient enfin le solo tant convoité, sauf que cette opportunité s’accompagne d’une vieille malédiction qui risque de transformer son rêve en cauchemar.

Chronique réalisée à l’aide d’un exemplaire du tome envoyé par l’éditeur que nous remercions !

Nari sous les projecteurs

Dans le premier tome, la scène représentait surtout un espace de confrontation avec les ombres et les peurs intérieures. Le deuxième volume déplace cette idée vers le projecteur : être vu devient à la fois une récompense et une menace.

Le solo de Nari incarne cette tension. En apparence, il s’agit d’une occasion rêvée de démontrer son talent et de gagner en reconnaissance. Mais cette mise en lumière l’expose aussi davantage au jugement, à l’échec et aux conséquences de la malédiction qui frappe l’école. Plus Nari se rapproche de son rêve, plus elle sent le poids de la responsabilité qui l’accompagne.

Un changement de protagoniste qui fait du bien

Ce changement de protagoniste permet à la série d’élargir son propos. Pour Hana, nous avions principalement son désir de réussir et sa peur de ne pas être à la hauteur ; Nari est confrontée à une difficulté différente : comment rester elle-même lorsqu’elle obtient enfin la possibilité de se distinguer ?

À mon sens, cette question est particulièrement intéressante dans le contexte d’un groupe. Une équipe repose sur l’équilibre entre ses membres, mais un solo redistribue nécessairement les cartes. Nari doit apprendre à occuper le devant de la scène sans avoir le sentiment de trahir ses amies ou de s’éloigner du collectif.

Le roman transforme la visibilité en épreuve : être reconnue ne signifie pas forcément être libre. La lumière attire les regards, mais elle peut également isoler celle qui se retrouve soudainement au centre de toutes les attentions.

Le chien démoniaque de la K-Pop

Le premier tome mettait en avant les ombres et les démons qui se nourrissaient de la peur. Cette fois, le danger prend la forme d’un chien féroce qui rôde dans l’académie et se nourrit du chaos ainsi que des fragilités des élèves. Cette créature semble prolonger la logique symbolique de la série. Le monstre ne représente pas uniquement un danger extérieur : il s’attaque aux failles émotionnelles des personnages. Plus les élèves paniquent, plus l’environnement devient instable, et plus la menace gagne en puissance.

Le choix d’une forme animale donne également une tonalité différente. Là où les ombres évoquaient peur et angoisse, le chien renvoie à une menace plus directe et peut-être même plus imprévisible.

Amitié contre compétition !

L’un des éléments les plus importants du tome reste le retour du groupe AURA. Nari doit compter sur les autres membres du groupe pour affronter la malédiction, sauver l’école et surmonter ses propres craintes. Même si Nari est choisie pour le solo, sa victoire ne peut pas être totalement personnelle tout comme pour Hana qui avait besoin des autres.

L’arrivée du groupe masculin VORTEX apporte une nouvelle dynamique. Présent pour accompagner AURA, il élargit le cercle des personnages et rappelle que la scène musicale peut être un lieu de coopération plutôt qu’un simple espace de rivalité.

Conclusion

K-Pop Academy : Le projecteur maudit est une suite plutôt réussie dans son ensemble. L’idée la plus intéressante reste celle d’une lumière qui n’est pas automatiquement positive. Briller peut représenter l’accomplissement d’un rêve, mais aussi l’exposition de toutes les failles. Face à cette lumière dangereuse, Nari devra comprendre que la véritable force d’une idol ne réside pas uniquement dans sa voix ou sa présence scénique, mais également dans les liens qui l’empêchent de sombrer.

Personnellement, j’ai trouvé cette suite un peu plus prenante que le premier tome. Reste que, comme pour La scène des ombres, je n’ai pas vraiment réussi à m’attacher au groupe. Même avec un recul limité, le roman m’a semblé davantage porté par son argument marketing que par ses personnages. Ca se laisse lire mais sans plus.


  • K-Pop Academy – Le protecteur maudit
  • 04/06/2026
  • Mana Books
  • 12€
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