Depuis des années, j’aime retrouver chaque nouvel opus de la série Hot Wheels sur console. Ses bolides minuscules réveillent en moi des souvenirs d’enfance, entre voitures improbables et circuits impossibles. Pourtant, le dernier Hot Wheels Let’s Race m’avait laissé une drôle de brûlure. De plus, le récent Screamer de Milestone avait sérieusement refroidi mes ardeurs. Alors, quand l’éditeur a annoncé Hot Wheels Infinite Rush en open world, j’ai recommencé à rêver…
Ce nouvel opus, Hot Wheels Infinite Rush sort le 10 septembre 2026 sur PlayStation 5, et toujours développé par Milestone et édite par Plaion. Alors, j’ai prié pour retrouver cette magie simple, colorée et mécanique qui fait vibrer la licence en espérant surtout espéré éviter le pire.
« Test réalisé sur PlayStation 5 à l’aide d’une version numérique fournie par l’éditeur que nous remercions »
Là où on va, on n’a pas besoin… de route !
Jusqu’ici, Hot Wheels nous enfermait dans des circuits fous, bordés de loopings et virages impossibles. Désormais, les petites voitures quittent « leurs rails » pour respirer au grand air. Ainsi, Hot Wheels Infinite Rush ouvre les portes d’un véritable monde ouvert. Cette liberté apporte surtout un parfum nouveau à la licence.
Le jeu propose plusieurs îles ouvertes, fortement inspirées des mondes à la GTA. Cependant, Milestone abandonne la violence pour privilégier une approche beaucoup plus familiale. On pense davantage à Lego City, avec ses décors colorés et son univers volontairement pop. Le joueur peut alors parcourir la carte librement, sans véritable laisse autour du volant. Surtout, cette liberté sert parfaitement l’ADN collectionneur de Hot Wheels.
En effet, les missions reprennent certains codes des jeux en monde ouvert. Vous devrez gagner des courses, battre des chronos ou réaliser les dérapages les plus spectaculaires. Par ailleurs, certaines épreuves vous invitent à détruire le décor façon Destruction Derby. Chaque activité offre ainsi une nouvelle raison de prendre le volant. Entre quêtes principales et secondaires, le joueur choisit donc librement sa prochaine destination.



Cette philosophie transforme également l’exploration en véritable chasse au trésor. Au détour d’une route, vous pourrez découvrir des pièces bleues ou affronter quelques ennemis. Ces recherches complémentaires rappellent les jeux de plateforme, façon jeu à patoune. Vous pourrez aussi traquer des logos Hot Wheels soigneusement dissimulés dans les îles. Ainsi, la promenade devient presque aussi importante que la course.
C’est probablement là que le jeu révèle son visage le plus contemporain. Hot Wheels Infinite Rush ressemble profondément à un produit pensé pour 2026. Pourtant, Milestone ne cherche pas la modernité dans la complexité. Au contraire, le studio privilégie l’accessibilité, la couleur et l’immédiateté. Le jeune joueur comprend rapidement les règles et peut explorer sans mode d’emploi interminable.
Hot Wheels World
Côté gameplay, on retrouve les mêmes grandes sensations. Cependant, Milestone change profondément le décor. Ici, les circuits disparaissent presque au profit de parcours à ciel ouvert. Les rembardes deviennent virtuelles, comme dans le dernier Mario Kart sur switch, laissant davantage respirer la conduite.
Le monde s’organise autour de quatre îles, chacune dirigée par des Rush Master. Cette fois, vous affrontez de véritables voitures survitaminées. À partir de 15, 30 puis 49 couronnes, un nouveau Rush Master vous attend. Pour gagner une couronne, il suffit de remporter l’une des nombreuses courses de la carte.



Mais gagner ne représente qu’une partie du voyage. En terminant certains événements, vous débloquez de nouveaux défis et plusieurs récompenses. Vous pourrez récupérer des bonus pour améliorer vos voitures ou simplement des items pour les personnaliser. D’autres récompenses offrent également des véhicules supplémentaires ou de l’argent. Vous pourrez ensuite dépenser cette monnaie chez le concessionnaire de chaque île.
Surtout, quatre familles de véhicules proposent des sensations radicalement différentes. Les Universels offrent un équilibre rassurant entre vitesse et maniabilité. Les Titans, énormes et lents, compensent leur lourdeur par une capacité impressionnante de destruction. Les Dérapeurs privilégient l’agilité et permettent d’enchaîner les drifts. Enfin, les Speeders avalent les lignes droites avec une vitesse presque insolente.



Ainsi, chaque catégorie impose sa propre manière de parcourir la ville. Cette différence fonctionne aussi bien dans les rues que durant les courses plus traditionnelles. Enfin, le nouveau mode Daredevil ajoute une petite chasse aux fantômes mécaniques. Vous croiserez des voitures spéciales sur la carte, puis pourrez les provoquer en duel. En les battant, vous les ajouterez directement à votre collection.
Au fond, Infinite Rush transforme donc la course en promenade, puis la promenade en chasse. Et cette boucle fonctionne plutôt bien, car chaque virage peut cacher une nouvelle envie de jouer.
Un open world acidulé
Graphiquement, Hot Wheels Infinite Rush franchit clairement un cap depuis Unleashed 2. Le changement saute rapidement aux yeux, avec des environnements plus vivants et davantage de détails. Surtout, chaque île possède sa propre identité visuelle, avec ses voitures et ses décors caractéristiques. La ville fourmille de vie, même si certains choix flirtent parfois avec la caricature. Par exemple, l’île inspirée du Japon accumule les clichés.
Pourtant, cette démesure possède aussi son charme, surtout lorsque les environnements deviennent plus variés. Certaines zones alternent ainsi grandes avenues urbaines et petites routes de campagne. Et là, le changement dépasse largement la simple question esthétique. En effet, le décor influence directement la conduite et donc votre manière de jouer et donc, de facto, le choix de votre véhicule.



Par moments, quelques loopings grandiloquents surgissent également dans le paysage. Ces rubans d’acier rappellent alors pourquoi Hot Wheels possède cette vitesse si particulière. Ils apportent une respiration bienvenue entre deux longues phases d’exploration. Surtout, l’animation reste solide, même lorsque les voitures filent à pleine vitesse. La profondeur d’affichage convainc également, malgré les dimensions parfois impressionnantes des environnements.
Malheureusement, la bande-son vient ternir cette jolie fête mécanique. Elle manque cruellement de pep’s et paraît souvent trop générique. À force, certaines mélodies finissent donc par lasser. C’est dommage, car la direction artistique appelait quelque chose de beaucoup plus mémorable. Puisque Milestone s’inspire ouvertement de l’esprit GTA, pourquoi ne pas pousser cette idée musicalement ? Une sélection pop moderne aurait parfaitement accompagné cet univers bonbon. Elle aurait surtout donné davantage de personnalité à cette balade automobile notamment aux courses .
Une durée de vie stratosphérique
La série Hot Wheels possède depuis toujours une arme redoutable : la collection. Ici, 150 véhicules attendent patiemment de remplir votre garage. On passe ainsi de Ferrari et Audi à des engins beaucoup plus improbables. La Maneki-neko, notamment, apporte cette petite folie que l’on aime retrouver. Mieux encore, les modèles Daredevil proposent souvent davantage d’exotisme que ceux des concessions.
Côté tuning, Milestone reste toutefois beaucoup plus timide. Vous pourrez modifier uniquement le style du boost, son bruit ou son animation.Mais aucune véritable personnalisation graphique ne permet de repeindre sa voiture… Les améliorations restent donc cantonnées aux performances fonctionnelles. Quatre rangs permettent ainsi d’augmenter vitesse, accélération ou maniabilité. On aurait aimé beaucoup plus de personnalisations graphiques.



Chaque nouveau palier des Rush Masters débloque également de nouvelles épreuves. La variété entretient donc l’envie de poursuivre l’aventure, surtout durant les premières heures. Cependant, après quelques dizaines de courses, une certaine redondance finit par pointer son nez.
Autre regret, Infinite Rush perd une partie de la folie acrobatique de ses prédécesseurs. Les loopings restent présents, mais leur utilisation devient beaucoup plus limitée. L’absence des Monster Trucks déçoit également, surtout après un épisode qui exploitait brillamment la destruction sachant qu’ils auraient pourtant trouvé une place naturelle parmi les Titans.
Malgré ces réserves, ne boudons surtout pas notre plaisir. Entre collection, exploration et jeu à plusieurs, le contenu reste généreux. Hot Wheels Infinite Rush représente donc une évolution plutôt qu’une révolution.
Pourtant, Milestone réussit quelque chose d’essentiel : me redonner le sourire. Et, finalement, pour un amoureux des jeux de course arcade, c’est déjà bien.
Pour
- Une collection de véhicules énorme
- Une durée de vie immense
- Des styles de conduites variés
- Une direction artistique pop et réussie
- 5 iles avec une map immense
Contre
- Parfois un peu redondant
- Peu de personnalisations
- Une bande son en dessous du reste
Hot Wheels Inifinite Rush
Conclusion
Hot Wheels Infinite Rush ne réinvente pas la roue, mais lui offre une nouvelle route. Malgré quelques défauts, Milestone transforme l’essai et me redonne vraiment envie d’appuyer sur l’accélérateur !
