Resident Evil est sur toutes les lèvres cette année ! Entre le génial Requiem, l’annonce du remake de Veronica. Mais aussi le film réalisé par Zach Cregger qui arrive dans nos salles le 16 septembre, il ne manquait que le support papier pour nous faire plaisir. Et vous savez quoi ? Mana Books s’en est chargé avec le manga Resident Evil : Death Island disponible le 3 Septembre 2026 !
Dessiné et scénarisé par Zino, RE : Death Island est une adaptation manga du film d’animation sorti en 2023. Il s’inscrit dans la continuité des jeux entre Resident Evil 6 et Resident Evil 7. En se déroulant en 2015 dans la timeline de la saga. Déjà disponible depuis 2024 au Japon, c’est enfin notre tour !
Chronicle écrite à l’aide d’un exemplaire du manga envoyé par l’éditeur que nous remercions !

« Rencontre mortelle à Alcatraz ! »
L’action se déroule en 2015. Soit un an après l’attaque bioterroriste de New York vue dans Resident Evil 6. Et un an après le film Vendetta, mais avant les événements de Resident Evil 7.
Ce n’est pas si compliqué que cela en a l’air, il faut juste… suivre un peu !
Le récit s’ouvre sur un flashback pendant l’incident de Raccoon City en 1998. Puis saute dix-sept ans plus tard, à San Francisco. Où plusieurs fils narratifs convergent vers une seule destination : Alcatraz.

Leon S. Kennedy, agent de la DSO, est envoyé en mission pour sauver le Dr Antonio Taylor, un scientifique clé. Mais une femme mystérieuse fait échouer l’opération dès les premières minutes. Pendant ce temps, Chris Redfield et Jill Valentine, tous deux rattachés au BSAA, mènent l’enquête sur une épidémie de zombies qui frappe la ville. Aidés en coulisses par notre adorable Rebecca Chambers. Claire Redfield, de son côté avec TerraSave, suit la piste d’une créature marine responsable de la mort de baleines dans la baie. Toutes ces pistes finissent par se rejoindre sur l’île-prison d’Alcatraz, où une nouvelle forme de bio-terrorisme se met en place.
Derrière ce chaos se cache Dylan Blake. Un homme marqué par un traumatisme lié à l’incident de Raccoon City en 1998. Et dont les motivations vont bien au-delà d’une simple soif de pouvoir. Son passé de survivant, la perte de son équipe, le sentiment d’avoir été trahi par les institutions transparaissent dans chacune de ses actions. Faisant de lui le vrai cœur thématique de l’histoire.

L’équipe de choc réunie !
Comme souvent dans les productions animées récentes de la franchise, Death Island mise sur l’effet « équipe de choc ». Leon, Chris, Jill, Claire et Rebecca réunis dans un seul et même récit, un peu comme des Avengers du bio-terrorisme. Le manga reprend donc cette dynamique en offrant à chaque personnage son moment « héroïque ». Tout en rappelant leurs rôles respectifs dans l’univers des jeux.

Pour le lecteur fan, c’est à la fois satisfaisant et un peu frustrant ! On retrouve nos favoris, mais le format court ne permet pas toujours de vraiment creuser chaque arc personnel.
Le vrai plus de l’histoire, c’est son approche psychologique. Le « méchant » Dylan Blake incarne cette opposition entre des « héros institutionnels » (BSAA, DSO) et un antihéros brisé. Derrière les zombies et les créatures marines, Death Island parle surtout de culpabilité et de vengeance. Dylan Blake n’est pas un méchant de convenance ! C’est un survivant de Raccoon City qui veut punir un système qu’il juge responsable. Le virus devient alors moins une arme qu’un symptôme, un prolongement physique de traumatismes jamais refermés.

Du fan service efficace :
Fidèle au film mais surtout aux jeux, Leon garde son rôle d’agent solitaire. Un peu « super-héros fatigué », qui met en avant sa résilience quasi surnaturelle. (Mais c’est pour cette raison qu’on l’aime.) Claire, elle, reste la figure humanitaire, plus dans l’enquête et la protection des civils que dans le combat pur.
Chris et Jill incarnent la ligne dure du BSA : opération, feu, discipline. Rebecca est la « Miss Antidote / Vaccin », celle qui sauve in extremis l’équipe quand tout semble perdu. Personnellement les clins d’œil aux jeux sont un vrai petit plaisir dont je ne me lasse pas.

Un manga pour les fans !
Même si on parle du manga, il est impossible de ne pas le relier au film CG. L’animation du film est considérée comme la plus aboutie de la série, avec des scènes d’action bien chorégraphiées. Le manga reprend cette dynamique en proposant des découpes nerveuses. Des doubles pages d’action, des gros plans sur les monstres franchement superbes.
Là où le support papier fait la différence, c’est dans la façon dont il « traduit » le mouvement et la 3D en traits, hachures et jeux d’ombres. J’ai particulièrement aimé le style de ZINO ! On le sait tous, les personnages de RE ont tendance à bien souvent changer de visages. Et la mangaka nous offre ici une version vraiment généreuse de leur beauté pour notre plus grand plaisir. L’atmosphère d’Alcatraz elle même y gagne en densité ! Prison, sous-sols, base sous-marine, égouts, autant de lieux très « Resident Evil » qui rappellent RE2, RE3 ou encore Revelations 2. »
Assez court dans les faits et malheureusement en un seul tome, l’adaption du film est pourtant un must have pour les fans. Pour les plus curieux cela peut être intéressant mais ils seront rapidement largués.

- Resident Evil : Death Island
- 03/09/2027
- Mana Books
- 12€
