J’aime les jeux d’horreur, je pense que le message est passé. Et pourtant, qui dit vampire ne dit pas forcément horreur ! Et si Dracula avait un fils qui refusait catégoriquement de boire du sang ? C’est le point de départ aussi improbable qu’amusant de Voltaire: The Vegan Vampire ! Un roguelite qui mélange agriculture, exploration, défense de base et humour horrifique. Ici, pas question de traquer des villageois pendant la nuit ! Voltaire préfère cultiver des légumes magiques et démontrer à son père qu’un vampire peut parfaitement survivre avec une alimentation végétale.
Développé par le studio portugais Digitality Games et édité sur consoles par JanduSoft, le jeu arrive sur PlayStation 5 et Xbox Series le 30 septembre 2026 !
Test réalisé sur PS5 Pro à l’aide d’une version numérique du jeu envoyée par l’éditeur que nous remercions !
Oh bon sang, il préfère les légumes !
Voltaire est le dernier-né de Dracula. Contrairement à son père et au reste de sa famille, il ne supporte plus l’idée de se nourrir de sang. Après avoir assumé son régime végétalien, il devient rapidement une véritable anomalie au sein de la communauté vampirique. Dracula, évidemment, ne voit pas cette décision d’un très bon œil.

Pour prouver qu’il est possible de vivre autrement, Voltaire quitte le confort familial et s’installe dans une ferme isolée de Transylvanie. Il doit alors cultiver ses propres légumes, explorer les environs et repousser les créatures envoyées par son père pour détruire ses récoltes. Ses oncles Frank et Stein l’accompagnent par la poste et lui servent de guides, dans une parodie des grands classiques de l’horreur.
Bon, concrètement, l’histoire reste avant tout un prétexte pour installer l’univers et justifier la boucle de jeu. Mais les bulles de dialogues m’ont tout de même bien fait rire. Le conflit entre Voltaire et Dracula possède un potentiel comique évident, mais le récit ne construit bien entendu pas une grande fresque gothique ou une intrigue particulièrement développée. Les informations sont surtout transmises par des lettres, des échanges courts et quelques éléments d’introduction.
Cette simplicité n’est pas un défaut pour ce type de production. J’apprécie vraiment, pourtant, l’effort de mettre en place un petit scénario qui tient debout, plutôt que de juste nous balancer sur la map.
En revanche, les joueurs qui espéraient en apprendre davantage sur la famille de Dracula, les origines de Voltaire ou la société vampirique risquent de rester sur leur faim.
Le jeu n’est malheureusement pas traduit en français. L’anglais et le portugais sont les seules langues actuellement disponibles.

Savez-vous planter des choux ?
Voltaire: The Vegan Vampire s’amuse avec une alternance entre les activités diurnes et les affrontements nocturnes plutôt réussie.
Cultiver pour survivre :
Pendant la journée, Voltaire doit préparer les terrains, planter des graines, arroser ses cultures et récolter ses légumes. Les aliments servent principalement à remplir la jauge de faim, indispensable pour continuer à agir efficacement.
Chaque activité consomme une partie de cette jauge. Labourer, arroser, construire ou explorer ne sont donc pas des actions gratuites : il faut constamment surveiller ses réserves pour éviter de s’épuiser avant la tombée de la nuit. Les récoltes sont à la fois une ressource alimentaire et un élément stratégique.
Le jeu propose deux grandes catégories de plantes :
- Les cultures comestibles, qui restaurent la faim ou améliorent certaines statistiques.
- Les plantes offensives, capables d’attaquer automatiquement les créatures ennemies.
Sachant que les endroits disponibles pour cultiver sont prédéfinis, un minimum de réflexion est demandé ! Une parcelle remplie uniquement de légumes nourrissants ne suffira pas à repousser une vague d’ennemis, tandis qu’une plantation exclusivement défensive risque de laisser Voltaire mourir de faim…


Explorer la Transylvanie
La ferme n’est pas le seul endroit à visiter. Tous les 7 jours, un boss apparaît. Une fois vaincu, un portail apparaît et Voltaire peut parcourir différents environnements de Transylvanie afin de récupérer des graines, de la nourriture, de l’eau et des matériaux de construction. On trouve notamment des baies, des zones à creuser et diverses ressources nécessaires à l’amélioration de la propriété.
L’exploration permet aussi de débloquer de nouvelles possibilités de progression. Des pierres d’âme servent à améliorer plusieurs aptitudes, comme la vitesse de déplacement ou l’efficacité de certains aliments. Des constructions telles que les puits permettent également de simplifier progressivement les tâches quotidiennes !

Le début de l’aventure peut toutefois se montrer un peu laborieux. Surtout quand il s’agit de l’arrosage. Avant de construire un puits, il faut parfois récupérer de petites gouttes d’eau particulièrement mobiles. Leur comportement donne lieu à des situations amusantes, mais leur collecte peut aussi devenir agaçante, notamment lorsque la maniabilité ou la zone de détection ne coopèrent pas.

Défendre notre safe place :
Lorsque la nuit tombe, les activités agricoles laissent place à la défense de notre petite maison. Les serviteurs de Dracula attaquent depuis plusieurs directions et cherchent à détruire les cultures ou le bâtiment principal.
Voltaire peut combattre directement grâce à ses attaques, ses esquives et ses capacités débloquées au fil de la progression. Les plantes défensives jouent cependant un rôle essentiel : elles tirent automatiquement sur les ennemis et constituent souvent la première ligne de protection ! Mais attention, si notre adorable petit vampire n’a pas de barre de vie, notre cabane à tout faire est assez fragile. Quelques coups et elle est détruite ! Pas de panique pour autant : avec une petite perte de 25% des ressources, le jeu nous ramène à la nuit précédente avec toute l’expérience gagnée sauvegardée.


Le système rappelle donc à la fois un jeu de ferme et un tower defense, avec une dimension d’action plus directe. Il faut choisir l’emplacement des plantes, préparer ses défenses avant la nuit et intervenir soi-même lorsque la situation devient trop dangereuse.
Les premières nuits sont plutôt agréables, car elles obligent à comprendre les priorités du jeu. Il faut apprendre à équilibrer nourriture, ressources et défense. Les affrontements deviennent néanmoins plus prévisibles une fois les meilleures combinaisons découvertes. Le fait de ne pas perdre grand-chose rend le jeu rapidement très facile, et ce n’est pas les boss qui vont y changer quelque chose.
Un platine inaccessible :
Rien de bien méchant dans les faits, mais j’ai noté quelques bugs qui m’ont empêché d’obtenir le platine du jeu après l’avoir bien ratissé. Les costumes et classes sont restés bloqués quand bien même j’avais les cristaux sur moi, ne me laissant pas la possibilité d’en savoir plus sur les différents gameplays.
Une des 3 quêtes secondaires donnant le trophée : « Gone shopping ! : Purchase something from YIga. » est aussi restée inaccessible, l’écran d’achat étant tout simplement figé. Dommage !

Un bien joli potager
Parfaitement dans le thème du jeu, Voltaire: The Vegan Vampire adopte un style dessiné à la main qui mélange l’esthétique macabre de la Transylvanie avec une apparence totalement mignonne et colorée.
Le résultat ressemble à une version cartoonesque de l’univers de Dracula. Les créatures sont adorablement inquiétantes, expressives et décalées ! Les différentes maps sont toutes très différentes ! Tout est très soigné, agréable, sans fausse note, fondé sur le contraste entre le gothique et le burlesque.
Le seul bémol vient sûrement des musiques, qui sont très limites et pas très inspirées, mais même en y passant un bon moment, ça n’est pas agaçant, c’est déjà ça.


Dur dur d’être un vampire vegan !
Voltaire: The Vegan Vampire possède une idée de départ excellente : transformer le fils de Dracula en agriculteur végétalien et faire de ses récoltes des armes contre les forces du mal. Son mélange entre gestion de ferme, exploration, tower defense et action roguelite est original, accessible et immédiatement compréhensible.
La première partie de l’aventure est la plus convaincante. Il faut apprendre à gérer sa faim, sélectionner les bonnes cultures, aménager sa ferme et survivre aux premières nuits. La progression donne rapidement envie de débloquer de nouvelles plantes et de rendre l’exploitation plus efficace ! Mais le jeu montre toutefois quelques limites, et ce assez rapidement. La boucle quotidienne est très répétitive. L’exploration manque parfois de variété… Les affrontements, initialement tendus, sont très vite vraiment faciles ! Avec ses 8 petites maps et sa facilité, le jeu ne prend pas plus de quelques heures à être terminé, et ce n’est pas le mode boss rush qui lui donnera plus, étant donné que tout est déblocable en une seule boucle.

Pour
- Une direction artistique rigolote.
- Un concept amusant et original.
- Un mélange réussi entre agriculture, action et défense de base.
Contre
- Une boucle de jeu très répétitive
- Pas de traduction française
- Des bugs qui bloquent le platine.
- Une difficulté vraiment à la ramasse.
Voltaire : The Vegan Vampire
Conclusion
Voltaire: The Vegan Vampire n’est pas le roguelite le plus profond ni le jeu de ferme le plus complet, mais il possède suffisamment de personnalité pour être attachant. J’ai passé un moment vraiment agréable sur le jeu. C’est une proposition légère, étrange et sympathique, idéale pour les amateurs d’expériences indépendantes qui aiment défendre leurs cultures contre des hordes de monstres tout en refusant catégoriquement de boire du sang.
