Après avoir remis le premier épisode au goût du jour, Croc poursuit son petit retour en force avec un deuxième opus qui profite, lui aussi, d’une jolie remise en beauté. Disponible dans une version native sur Nintendo Switch 2, le remaster d’Argonaut Games est disponible le 29 octobre 2026 et nous invite à retrouver ses environnements colorés, ses personnages adorables et son gameplay de plateforme en trois dimensions. Une aventure délicieusement rétro qui réserve quelques bonnes surprises. Mais attention, notre petit crocodile n’a pas forcément perdu toutes ses vieilles habitudes !
Test réalisé sur Nintendo Switch 2 à l’aide d’une version numérique fournie par l’éditeur que nous remercions !

SOS, Petit croco en détresse !
Côté scénario, inutile de s’attendre à une grande épopée narrative. L’histoire reste assez sommaire et sert essentiellement de prétexte à l’exploration. Ici Croc est tout simplement à la recherche de ses parents ! Une approche qui rappelle finalement celle d’un Crash Bandicoot pour citer l’un des plus connus. On avance, on découvre de nouveaux environnements et on vient en aide aux habitants rencontrés sur notre route.
Les Gobbos, les nouveaux gardiens excentriques et les différents personnages apportent une petite dose de fantaisie à l’ensemble. C’est mignon, amusant et plutôt sympathique, même si l’on n’est pas forcément face à des personnages particulièrement mémorables.
Les petites missions proposées par les habitants suivent d’ailleurs cette même philosophie. Récupérer un sandwich, sauver quelqu’un en arrivant avant un train, remporter une course ou encore transporter une tête de bonhomme de neige en roulant dessus sur un chemin digne d’un circuit Mario Kart. Les objectifs ne brillent pas toujours par leur complexité, mais ils ont le mérite de varier les plaisirs.

Et justement, la variété constitue l’un des grands atouts de Croc 2. L’aventure nous fait traverser quatre villages aux genres bien distincts : bord de mer, contrées hivernales aux inspirations cosaques, paysages préhistoriques et montagnes aux accents incas. Un joli petit voyage qui permet de renouveler régulièrement les découvertes.




Remaster manette en mains :
À ma grande surprise (et pour mon plus grand soulagement !) Croc 2 se montre particulièrement fluide sur Nintendo Switch 2. J’ai opté pour le gameplay modernisé, étant assez peu à l’aise avec les jeux de plateformes, et je n’ai pas grand-chose à lui reprocher. Les commandes sont intuitives, les déplacements agréables et l’ensemble correspond parfaitement à ce que l’on attend d’un jeu de plateforme en 3D. Bien sûr, il s’agit ici d’un remaster, le jeu n’est pas non plus une pure glissade de niveau en niveau. Quelques petites difficultés se sont invitées dans mon aventure (à moins que je ne sois juste vraiment super mauvaise ?). Les sauts peuvent manquer de précision, notamment lorsqu’il faut faire preuve d’une certaine dextérité. Mes grandes références dans le domaine restent Crash Bandicoot, Spyro et Tombi, mais je dois reconnaître avoir rencontré quelques difficultés sur certains passages. Mention spéciale aux séquences avec des cordes, qui m’auront demandé une patience que je ne pensais pas devoir mobiliser aussi souvent !


Autre excellente nouvelle : la caméra ne vient pas nous mener la vie dure. Et ça, c’est un véritable soulagement ! Ma patience étant parfois assez limitée avec ce genre de mécanique, je ne vais certainement pas m’en plaindre. Pour les amateurs de sensations plus rétro, le mode « Tank » est également disponible. De quoi retrouver une maniabilité plus proche de celle de l’époque ! Personnellement c’est non.
Heureusement, Croc 2 ne se contente pas d’enchaîner les plateformes. On retrouve notamment des séquences en wagonnets, des courses en voiture et en hors-bord, du deltaplane, de la montgolfière ou encore un avion en bois. De quoi renouveler les plaisirs et apporter un peu de fraîcheur à la progression ! C’est toujours vraiment agréable et ça permet d’avancer sans (trop) pester.


Difficulté et inventaire, on veut des cœurs !
La difficulté mérite également quelques précisions. Si les premières heures se montrent relativement accessibles, la situation évolue sensiblement durant la seconde moitié de l’aventure. Certains passages, notamment dans les niveaux secrets, peuvent devenir particulièrement retors.
La gestion des objets et des cristaux apporte son lot de contraintes. Leur récupération n’est pas toujours facultative : certains accès nécessitent de posséder suffisamment de ressources, ce qui peut obliger à retourner dans des niveaux déjà parcourus. Une mécanique parfois punitive, surtout lorsqu’on réalise qu’il nous manque quelques précieux cristaux.
Au début de l’aventure, Croc ne dispose que de trois cœurs. Il est toutefois possible d’augmenter cette réserve jusqu’à neuf en passant par la boutique de Swap Meet Pete. (J’ai illico investi au maximum et après, je peux dire que tout s’est bien passé.)


Heureusement, plusieurs éléments viennent faciliter la progression. Des gongs font office de points de contrôle et permettent notamment de récupérer l’intégralité de sa santé. Une aide bienvenue lorsque les choses commencent à se compliquer !

Enfin, les flans ont également leur importance. Ces petites douceurs peuvent être achetées pour débloquer des passages secrets ou récupérer les cristaux manquants dans certains niveaux.




C’est coloré, attention les yeux !
Visuellement, cette nouvelle version est franchement jolie. Les couleurs sont éclatantes, parfois même un peu trop pour les yeux, mais l’ensemble possède un charme indéniable. Les personnages profitent de formes arrondies et de textures plus lisses, tandis que les différents environnements gagnent en netteté. Le résultat est agréable à parcourir. D’autant que le jeu original possédait déjà une direction artistique plutôt sympathique.

Les quatre villages participent largement à cette réussite. Entre les paysages maritimes, les étendues enneigées, les décors préhistoriques et les montagnes incas, on profite d’une belle diversité visuelle.
Et il y a une fonctionnalité que je trouve particulièrement appréciable : la possibilité de passer instantanément de la version originale à la version remasterisée grâce à la touche moins (-). Un seul clic suffit ! On peut ainsi redécouvrir le travail effectué sur les graphismes tout en gardant un œil sur les souvenirs de l’époque. Une excellente initiative pour les nostalgiques.


Du côté des oreilles, c’est également une belle réussite. Les mélodies apportent une véritable fraîcheur auditive. Certaines sonorités m’ont même rappelé les premières îles de Destiny Islands dans Kingdom Hearts. Une petite touche musicale chaleureuse qui fait du bien au cœur !
L’ensemble dégage finalement une atmosphère légère et colorée, parfaitement adaptée à cette aventure familiale. C’est trop coloré pour moi, mais de temps en temps c’est reposant. Et puis les Gobbos sont vraiment trop mignon !

La folle aventure d’un croco
Croc 2 est une jolie redécouverte qui profite pleinement de cette remise en beauté sur Nintendo Switch 2. Sa réalisation colorée, ses musiques agréables et sa variété d’activités en font une aventure sympathique, particulièrement appréciable pour les amateurs de plateformes à l’ancienne.
Tout n’est pas irréprochable. Certains sauts manquent de précision, le level design aurait parfois gagné à être plus audacieux et la difficulté réserve quelques passages franchement agaçants. La collecte obligatoire de certaines ressources peut également casser le rythme. Dans mon cas il m’aura fallu un peu plus de 8 heures pour finir le jeu sans avoir le 100%. En étant plus adroit, comptez bien moins.
Malgré tout, le plaisir reste bien présent. J’ai particulièrement apprécié la fluidité de cette version modernisée et la possibilité de retrouver instantanément les graphismes d’origine. Un petit détail qui fait toute la différence !



Test – Croc 2 : Kingdom of the Gobbos. Une aventure colorée qui n’a pas perdu ses écailles !
Conclusion
Notation
Les +
- Les musiques
- Le gameplay remanié
- Un portage remastérisé de qualité
Les –
- Certains niveaux à rallonge
- Les checkpoints mal placés
- Les sauts encore assez imprécis
3,6 sur 5
OursGamer décerne la papate d'argent
