Entre Borderlands, une invasion de champignons et un cafard manager, Mycopunk ne cherche clairement pas à se prendre au sérieux. Ça vous paraît étrange, invraisemblable, pourtant, c’est ce que nous proposent Devolver Digital et Pigeons at Play avec leur jeu en coop jusqu’à quatre joueurs, sorti le 20 octobre 2026 sur PlayStation 5 et PC (Steam). De plus, Mycopunk est disponible dès à présent pour les abonnés PlayStation Plus de quoi y jeter un oeil ! Que nous réserve cet univers peuplé de champignons, de ressources et de matériaux en tout genre ? Sommes-nous sortis indemnes de notre aventure au cœur de la Lune contaminée ? La réponse dans ce test du délirant Mycopunk !
Un univers à nettoyer, pas à comprendre.
Est-ce vraiment un cafard humanoïde qui nous accueille dans notre chambre ? Oui et c’est notre manager ! Bienvenue à bord du vaisseau spatial de Roachard Cox. Nous sommes un robot de la Hazard Crew de New Atlas, engagé par la mégacorporation SAXON. Notre mission, si nous l’acceptons, est de nettoyer la Lune de Krask d’un phénomène extraterrestre fongique ayant envahi sa surface, ainsi que de récolter et d’extraire des ressources à chaque expédition pour nous préparer davantage à la suivante. Ça fait beaucoup d’informations d’un seul coup ? Rassurez-vous, le plus gros est passé.
Ici, pas de long scénario, pas de long discours, votre manager a besoin de vous rapidement pour descendre sur New Atlas, faire le ménage et au passage trouver de la précieuse Saxonite ! Un point de vue plutôt alléchant, quand bien même nous nous demandons ce qu’est ce précieux matériau ! Au cours de notre mission, nous serons amenés à voyager un peu partout sur cette Lune présentant une multitude de biomes, passant ainsi du désert à la glace, aux plaines remplies d’une végétation exotique.



Car oui, si la planète est d’apparence plutôt calme, elle est en réalité très hostile ! Des macromycètes, qui s’emparent de nombreux objets tels qu’un micro-ondes et des armes laser, vont rapidement nous sauter dessus ! Elles rendent notre tâche beaucoup plus difficile et elles sont très, très collantes ainsi que déterminées.

Une histoire découpée
Découvrir l’univers de la mégacorporation SAXON ainsi que celui de notre fidèle patron insecticide se fera à travers de petits documents, des journaux interactifs disséminés un peu partout dans le vaisseau qui nous sert de H.U.B.. Ce qui rends, à mon goût, le jeu quelque peu confus sur notre réelle implication et notre compréhension de cet immense projet de nettoyage, mais qui met sur le devant de la scène l’action ! Dommage, mais plutôt chouette pour ceux qui veulent de la baston.


Un arsenal qui change la donne
Avant de nous plonger dans les détails des missions et des personnages qui vont s’offrir à nous, laissez-moi vous parler d’une fonction que je trouve intéressante et vraiment astucieuse : le rechargement des armes. Ce cher robot possède un véritable arsenal qui se débloque au fur et à mesure des missions à l’aide de tickets premium. Il est capable d’en transporter deux à la fois. Nous viderons nos chargeurs sur les mucus hostiles qui se dresseront sur notre chemin, mais ici, pas de caisse de munitions ni de ravitaillement : l’arme se recharge toute seule en utilisant l’arme secondaire, donnant une véritable dynamique au combat, nous faisant revoir notre stratégie et notre portée. Un changement appréciable qui redynamise un combat face à une horde d’extraterrestres fongiques, et c’est franchement génial !
Comme je le soulignais, nous incarnons un robot, sélectionné parmi quatre, dont un cinquième à déverrouiller plus tard. Chaque machine possède ses propres capacités, ses talents de déplacement ainsi que son propre arbre de compétences. De quoi varier les plaisirs et notre envie de jouer. J’ai notamment commencé avec Bruiser, pour sa capacité à ériger une barrière de protection, mais j’ai rapidement été séduit par les missiles et le déplacement en mode vol de Glider en combat.

Du côté des armes, nous sommes aussi gâtés : nous avons une multitude de choix, qui passe de la rafale au fusil à pompe jusqu’au lance-métal magnétique ! Des choix pour certains assez étranges et délirants dans leurs façons de tirer, se complétant parfaitement avec les grenades, qui, elles aussi, ont des spécificités (feu, acide, foudre, etc.). Pour le coup, tout est plaisant ! Je suis tombé particulièrement sous le charme du Swarm Launcher, une arme qui lance ses balles dans les airs pour retomber sur les ennemies en masse.


L’évolution des gadgets
Tout ceci, armes, grenades et compétences, possède un système de level up ! Donnant accès à des modifications, des changements précis sous la forme d’une portion de molécule à placer dans un quadrillage en forme de ruche d’abeilles. Le but : mettre un maximum de fonctions et de caractéristiques dans ces petits blocs. J’ai adoré bricoler mes armes comme un robot fou, même si certaines formes sont parfois grandes pour les combiner avec d’autres tout aussi intéressantes, il faut savoir trancher. Ce qui nous permet d’avoir une machine avec des armes personnalisées au gré de nos envies, pour nos mini-missions à compléter dans notre backlog ainsi que dans le codex.



Nous arrivons enfin, après avoir bien équipé notre ami robotique, au système de missions, répandues un peu partout sur la planète. Elles sont diverses, allant de l’escorte d’un véhicule à l’armement d’un engin spatial destructeur de vaisseaux, en passant par le nettoyage pur et simple d’une zone de ses ennemis. Plutôt nombreuses sur le papier, elles sont malgré tout un peu redondantes après un certain temps, à la seule exception que nous pouvons modifier la difficulté de chaque objectif ! Plus d’expérience, plus de matériaux pour améliorer notre équipement ? Donc plus d’ennemis coriaces sur notre chemin ! Ce qui est, ma foi, intéressant, bien que vraiment très rude en solo.



Un gros point fort
Là où Mycopunk se détache des autres jeux, c’est avec son système d’adaptation des créatures infectées. Brisez une extrémité, une patte tenant un laser, et l’ennemi cherchera à venir nous frapper d’une autre manière, en particulier les abominations, des mycéliums immenses et blindés, qui chercheront à se réparer d’elles-mêmes. Plutôt coriaces comme bestioles, mais très ingénieux de leur part, croyez-moi.

Le système de combat est particulièrement fluide : les sauts, les déplacements, la façon de changer d’arme d’une seule pression. Les confrontations avec des spores sont dynamiques, assez rythmées, surtout dans les difficultés supérieures, pour lesquelles je vous conseille de faire appel à vos amis ou partenaires en ligne. Une escouade complète permet de mieux prendre en tenaille les ennemis, de mieux gérer les situations avec davantage de compétences et de spécificités, et, petit bonus très amusant, lorsque vous mourez, votre partenaire part à la recherche de vos membres métalliques pour vous reconstituer !
Une Lune colorée, mais un peu vide
Du vaisseau gris et rouge aux biomes éclatants de New Atlas, la direction artistique mise sur la couleur. Malheureusement, ce beau décor laisse place à un côté assez vide de l’espace, une sensation d’absence dans notre parcours sur la Lune pour aller d’un point de mission à l’autre. C’est joli, mais c’est creux… On aurait bien voulu quelques infections inédites pour chaque biome, une particularité qui, pour moi, aurait grandement contribué à donner envie d’explorer un peu plus l’univers et à éviter la repetition.


Côté musique, les rencontres avec les ennemis sont dynamiques : le son s’intensifie et s’engage aussitôt après un léger calme, accompagnant parfaitement la bataille, même si les musiques restent peu marquantes.
Une histoire de champignons
Mycopunk apporte quelques idées riches en possibilités dans sa manière de fournir aux joueurs une expérience unique à chaque expédition, que ce soit dans le choix des armes, des robots ou des compétences que l’on peut y associer avec son système moléculaire. C’est varié, fluide et énergique dans les confrontations, ça donne réellement envie de tout tester ainsi que de faire des ravages chez ces spores.
Malheureusement, malgré ses couleurs et ses biomes, il subsiste un manque dans les paysages et dans la variété des mobs, pourtant bien conçus pour mettre à rude épreuve les joueurs. À prendre à plusieurs sans hésiter ; en solo, seulement si la boucle de loot et de customisation vous suffit.. Mycopunk est disponible au prix de 14,99 euros, un prix raisonnable pour de bonnes sessions de nettoyage.




Test — Mycopunk
Conclusion
Notation
Les +
- Le rythme des combats
- Plus fun en coopération
- Le système de recharge des armes
- L’évolution des armes et compétences.
Les –
- Paysage assez vide.
- Pas de variété dans les créatures fongiques
- Un scénario à chercher par fragment.
3,1 sur 5
OursGamer décerne la papate d'argent
