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Avis comics – Bat-man Second Knight – Terreur sur Gotham

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Temps de lecture : 3 minutes
Disponible le 3 juillet 2026 chez Urban ComicsBat-man Second Knight nous offre une seconde incursion dans ce Elseworld qui prend pour décors l’Amérique des années 30 ? Une suite à l’ambiance toujours aussi sombre ? La réponse dans cet avis sur Bat-man Second Knight
« Avis réalisé à l’aide d’un exemplaire fourni par l’éditeur que nous remercions. »

Résumé

1940. Le fascisme marche à travers l’Europe et ne montre aucun signe de défaite et le spectre d’une Guerre mondiale plane, ouvrant une période de peur et de paranoïa pour les habitants de Gotham. Quelques mois après l’apparition de Bat-Man, un tueur se livre à une série de meurtres, tous mis en scène avec la carte de visite du tueur : un noeud coulant. Un tueur dont la maîtrise de la peur va plonger la ville dans le chaos… et attirer la venue d’une certaine Lois Lane à Gotham.

Résumé éditeur

Bat-man Second Knight : Avis & Critique

Une ambiance feutrée

Bat-man second Knight est la suite directe du comics Bat-man first Knight. Difficile alors de conseiller sa lecture de manière indépendante tant les allusions et clins d’œil au premier album sont nombreux.
Dès les premières pages on est à nouveau transporté par cette ambiance de film noir. L’auteur nous dépeint à merveille une Gotham crasseuse, rongée par la pègre et le chômage. Le comics s’inscrit à merveille dans l’histoire et plus précisément la Grande Dépression américaine. Un lieu idéal pour notre justicier redresseur de torts. La menace de la Seconde Guerre mondiale qui planait dans First Knight est, qui plus est, maintenant bien réelle. L’ensemble crée ainsi un véritable climat anxiogène qui pousse la population au bord de la paranoïa. Notamment du fait de la Première Guerre encore fraîchement ancrée dans les esprits. L’inspecteur Gordon ne cessera d’en parler. Ainsi, aux yeux de la population, les nazis deviennent rapidement les coupables de chaque crime. Cette peur de l’autre permet surtout à l’auteur d’introduire naturellement l’Épouvantail. Refaçonné pour l’occasion afin que ses motivations soient en adéquation avec l’époque. Mais je ne vous en dirai pas plus afin de ne pas gâcher la surprise.

Le lore retravaillé et adapté

Dans cet Elseworld, le lore du chevalier noir est en effet exploité à merveille et bien plus poussé que dans le premier volume. Si First Knight s’apparentait à l’an un, dans ce second volume on retrouve un justicier plus préparé, autodidacte et plus réfléchi : il a un plan pour tout et tient plus de l’enquêteur que du super-héros. On apprendra même ci et là qu’il a subi un entraînement particulier avec les meilleurs, notamment Houdini. Il n’en demeure pas moins que pour coller à l’époque son équipement reste rustique : grappin, batarang et quelques gadgets. Son costume n’est pas non plus renforcé. Cet ensemble rend les affrontements à la fois plus réalistes, parfois moins spectaculaires tout en étant plus dangereux. On est loin de Gotham by Gaslight et de son influence steampunk assumée.
Cependant, comme pour le second volume de Gaslight, cette suite permet d’introduire l’un des amis les plus anciens du chevalier noir : Superman. Véritable hommage à World’s Finest, cette amitié naissante respecte les codes des autres univers. Tout d’abord la méfiance, puis l’affrontement et enfin la collaboration. En quelques planches, Batman se voit ainsi doté d’un allié de choix. Le lore de ce dernier est lui aussi introduit et adapté à l’époque à merveille. On retrouvera qui plus est de nombreux clins d’œil aux anciens comics et séries des années 80. Notamment le changement de costume dans les cabines téléphoniques. Cela ravira assurément les fans de l’Homme d’acier.
Mon principal regret concerne cependant cet ultime chapitre. L’évolution de la relation entre Superman et Batman est traitée de manière un peu trop expéditive. Elle aurait mérité davantage de développement.

Le graphisme comme support de l’histoire

Enfin, l’ensemble est soutenu par l’incroyable travail graphique de Mike Perkins. Son utilisation des noirs et des touches de lumière reflète à merveille l’ambiance de la ville. Là où son style graphique réaliste et son découpage utilisant les zooms permettent d’ancrer le comics dans la réalité historique tout en soulignant le dynamisme de l’action.

Le mot de la fin

En bref, Batman Second Knight reprend ce qui a fait le succès de First Knight pour en faire quelque chose d’encore plus sombre, plus travaillé. Le seul reproche qu’on pourrait lui faire est d’avoir des transitions parfois trop rapides et convenues. Il n’en reste pas moins un très bon Elseworld qui utilise à merveille l’Histoire américaine pour développer son intrigue.