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Avis Comics – Exquisite Corpses – T1 – Jeu de massacre

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Temps de lecture : 3 minutes
Disponible depuis le 30 janvier 2026, la première partie d’Exquisite Corpses nous propose de découvrir le nouvel univers imaginé par James Tynion IV. Un concentré de complot politique et de jeu de massacre qui s’annonce détonant. Est-ce qu’on en ressort convaincu de lire la suite ? La réponse dans cet avis sur le tome 1 d’Exquisite Corpses.
 » Avis réalisé à l’aide d’un exemplaire fourni par l’éditeur que nous remercions. »

Résumé

Tous les cinq ans, le soir d’Halloween, les treize familles les plus riches d’Amérique s’offrent les services des tueurs les plus redoutables des États-Unis et organisent un « petit » jeu pour savoir laquelle d’entre elles régnera sur le pays. Lâchés dans une petite ville discrète et sans histoire, les criminels n’ont qu’un seul objectif : éliminer leurs adversaires. Pour les habitants d’Oak Valley, Maine (l’arène malchanceuse de cette année), le but est simple : survivre à cette terrible nuit.

Résumé éditeur

Exquisite Corpses – T1 : Avis & Critique

Exquisite Corpses marque le point de départ d’un nouvel univers imaginé par James Tynion IV ( The Nice house ) ainsi que d’autres scénaristes de comics. Le tout est mis en image par Michael Walsh à qui on doit déjà l’excellent Universal Monsters Frankenstein. On notera que ce premier tome est avant tout introductif. Il nous emmène dans la petite ville d’Oak Valley où va se dérouler un véritable jeu de massacre. En effet, 12 tueurs, plus zinzins les uns que les autres vont s’entre-tuer afin que leurs commanditaires récupèrent le contrôle de l’Amérique. Les habitants dans tout ça ? Des dommages collatéraux.
On sent clairement que James Tynion est en forme et son scénario a en effet de quoi faire réagir les plus fervents adeptes de théories du complot. Particulièrement grâce à l’utilisation de puissance dissimulée dans l’ombre qui serait aux manettes. Il brille qui plus est par une solide mise en scène, soutenue par le trait de Michael Walsh qui en souligne toute l’horreur et l’absurdité qui en découle. Chaque combattant est ainsi dévoilé comme s’il s’agissait d’un jeu télévisé. Une ambiance qui évoquera au lecteur, sans l’ombre d’un doute, un mélange entre Hunger Game, American Nightmare ou encore Madworld le jeu Wii de Sega qui avait créé la polémique. La violence et le massacre à venir sont alors relégués au rang de divertissement malsain. Un plaisir coupable que s’apprête d’ailleurs à vivre le lecteur.
Il faut dire que cela colle parfaitement à la psyché des détestables et malaisants membres des 13 familles qui s’affrontent pour le pouvoir. Ils incarnent les véritables méchants de l’histoire avec le système qu’ils représentent. Après tout, ils ne considèrent les habitants d’Oak Valley et plus généralement la population que comme de « vulgaires mouches écrasées sur un pare-brise ». C’est une critique bien placée des élites et de leur monde qui parfois nous dépassent. On saluera cependant les nuances introduites par l’auteur avec cette lueur d’espoir que représente Lone Gunman, un ex-militaire qui semble suivre un certain code d’honneur. Un potentiel héros à suivre ? J’en doute !
Quoi qu’il en soit, et même si l’histoire n’avance pas des masses dans cette première partie, voir peut paraitre fragmentée. Elle pose des bases solides pour la suite. Les 12 tueurs au passé et au profil aussi différent que leur arme de prédilection promettent en effet pas mal de rebondissements et d’action. Il ne reste qu’à espérer que l’auteur saura leur donner plus de profondeur par la suite.

Conclusion

En bref, cette première partie d’Exquisite Corpses m’aura convaincu de poursuivre l’aventure. L’intrigue est solide, pas forcément inédite mais le suspens est tel qu’on veut connaître la suite. Sans doute parce que tout le monde peut y passer et que la suite s’annonce comme un pur moment pop-corn.