Disponible depuis la semaine dernière chez l’éditeur Mana Books, Fake Rebellion est un manga complet en deux tomes qui nous entraine dans un univers dystopique où l’humanité est dominée par les machines. De quoi nous remettre en mémoire le très bon Baby de Glénat. Deux tomes sont-ils suffisant pour nous faire vibrer ? La réponse dans cet avis sur Fake Rebellion.
Résumé
Tombée sous le joug de l’empire des Machines, l’humanité a été classée en fonction de ses capacités. Hanamiya, héritière du trône de l’ancien empire de Einheit, rallie à elle les orphelins de rang F dans l’espoir de lancer, un jour, une grande rébellion. Dans cette lutte acharnée, le « death genesis drive » pourrait bien être le dernier espoir des hommes, le tremplin leur permettant d’en finir avec ce monde d’acier qui entrave leur avenir !
Résumé éditeur
Fake Rebellion : Avis & Critique
Fake Rébellion, nous propose une aventure dont l’intrigue se déroule au rythme de ses nombreux affrontements de manière soutenue. Difficile en même temps de faire autrement au vu de sa brièveté. Le manga de Yuchang Sasaki ne comptant malheureusement que deux tomes. Il en résulte alors un goût de trop peu au vu de tout le potentiel qu’avait à nous offrir l’univers et ce, malgré un préambule pour le moins classique. La domination des machines sur l’humanité dans une société dystopique est effectivement une histoire réutilisée à outrance dans la pop culture. Le manga se clôture néanmoins en beauté sur un ultime et surprenant twist qui révèle une profondeur jusqu’alors insoupçonnée qui fait qu’on aurait aimé prolonger notre aventure en compagnie de Kica et Hanamiya.
Sans doute aussi parce que ce duo, atypique,un brin cinglé, fonctionne à merveille et est particulièrement attachant. Mais aussi pour la qualité de l’écriture des personnages secondaires qu’ils rencontrent dans leur périple. Le passé et les tragédies vécus par ces derniers suscitent en nous de multiples émotions et cela nous permet alors de comprendre la nécessité de faire naître une étincelle de rébellion chez ces humains résignés qui ont perdu tout espoir. Fake Rébellion gagne ainsi en intensité au fil des chapitres, à tel point qu’on se demande s’il aurait été possible de faire plus dans un troisième tome.
Bien entendu, en plus des mots, l’horreur de la guerre est aussi visuelle. Le mangaka a en effet un très beau trait de crayon à la fois dynamique et précis. Certaines planches sont criantes de détails, sanglantes, et soulignent à merveille l’absence d’humanité de l’ennemi. Je pense notamment à l’attaque des vers dévoreurs de chair. On est alors bien content qu’il subsiste un brin d’humour dans ce manga. Il permet d’égayer toute la noirceur de son univers, même si le côté « panty » risque de déplaire, voire gêner certains lecteurs.
Le mot de la fin
En bref, Fake Rebellion nous propose une histoire certes condensée, mais intense aussi bien en terme d’action que d’émotion. De mon côté, j’aurais bien aimé en avoir plus, signe que le manga est prenant. Cependant l’histoire se suffit à elle-même et fournie au lecteur une fin ouverte satisfaisante.
- Fake Rebellion Tome 1 & 2
- Mana Books
- 08/01/2026
- 7€95





