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Avis manga – Smother Me – Tome 1 & 2

Temps de lecture : 3 minutes

La toute première série de Hiroshi Shimomoto débarque chez Glénat ce mercredi 22 avril 2026, et on est déjà sur le coup ! Cette série en deux volumes sortis simultanément nous plonge dans l’univers dramatique d’un enfant de 13 ans vendu par sa mère, devenu tueur à gages. Un pitch choc à ne pas mettre entre toutes les mains, surtout avec un sujet aussi glauque ?

https://youtu.be/u9irpxJ2nLU?is=13KY1VRl8DfZWqmB
Trailer du manga !

Une bien belle édition :

Format un peu plus grand que la norme (14,7 x 21 cm), avec une trentaine de pages couleur tirées de la prépub dans Shōnen Jump+. Les couvertures de chapitres sont sublimes, un vrai régal visuel.



Un petit garçon habile de ses doigts :

« Il s’appelle Serpent, il a treize ans et il est… tueur à gages ! Le jour où Akio a été vendu par sa mère, il a dû abandonner son nom. Aujourd’hui, il s’appelle Serpent, il a treize ans, et il est tueur à gages. Alors que le souvenir de ses victimes hante régulièrement ses rêves, il fait la rencontre de Lynne, une jeune femme aveugle. Désireux de gagner l’argent nécessaire à l’opération des yeux de celle-ci, il accepte une mission particulièrement dangereuse… » — Résumé éditeur

Avis et critique de Smother Me Tome 1 & 2 :

Série courte en ~400 pages au total, l’évolution est fulgurante et ne laisse pas le temps de s’attacher vraiment aux personnages. Pourtant, Serpent est étonnamment facile à aimer, un gamin brisé qui cherche la rédemption ça fait tout de suite son petit effet. Lynne incarne toute la bonté humaine, tandis qu’Éléphant (et les autres comme Singe) représente un système pourri qui broie la candeur et la générosité. Mais… ça ne va pas plus loin. On parle d’un petit bonhomme de 13 ans, de son désir de vivre normalement, de quitter cette spirale infernale mais ça ne décolle pas. Ça ne génère aucune émotion.


De ce fait, je n’ai pas accroché autant que prévu. Le rythme express passe trop vite d’une scène à l’autre, et j’aurais aimé pouvoir creuser plus. La sortie simultanée des tomes évite le cliffhanger, c’est malin mais ça ne résout pas grand chose. Le tome 2, bien plus axé action, complète le premier à merveille malgré un scénario qui manque cruellement de finition.

Finalement, tout cela était il vraiment nécessaire ?

Côté dessin, c’est le jour et la nuit dans le même volume. Traits minimalistes et esquisses brouillonnes en combat, contre des visages hyper détaillés (comme Singe). La douceur de Lynne contraste bien avec la violence ambiante, mais globalement c’est bordélique, fils emmêlés, cases confuses. On peut y voir un style librement influencé comics qui s’améliore chapitre après chapitre, mais pour moi, ça reste inégal et pas assez abouti.

 

Le mot de la fin :

Belles éditions pour un manga aux thèmes sombres (enfant vendu, tueur précoce, Detroit glauque), mais qui manque cruellement d’impact. Trop simple, trop court, pas assez viscéral. J’aurais voulu frissonner d’horreur ou de dégoût. À réserver aux fans de one-shots rapides, mais pas le futur classique.


  • Smother Me – Tome 1 & 2
  • 22/04/2026
  • Glénat
  • Hiroshi Shimomoto
  • 10,95€