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Avis manga – Soichi – T1 – Le retour

Temps de lecture : 2 minutes

Disponible depuis le 1 juillet 2026 chez Mangetsu, le tome 1 de Soichi nous propose de redécouvrir une œuvre emblématique du maitre de l’horreur : Junji Ito  ? Est-elle toujours aussi effrayante ?

« Avis réalisé à l’aide d’un exemplaire fourni par l’éditeur que nous remercions. »

Résumé

L’été s’annonce radieux pour Michina et Yûsuke, mais leur jeune cousin Soïchi, lui, ne l’entend pas de cette oreille. Sombre et facétieux, le garçon au terrifiant sourire clouté n’hésite pas à recourir à la sorcellerie vaudou, aux farces obscures et à son imagination démoniaque pour éteindre le sourire lumineux de tous ceux qui l’agacent ou le rejettent.

Prenez place dans le sinistre train fantôme de l’un des personnages les plus emblématiques de Junji Ito et parcourez un recueil qui réunit pour la première fois l’intégralité des aventures de l’enfant terrible de l’auteur.

Résumé éditeur

Soichi – T1 : Avis & critique

Soichi, la création horrifique de Junji Ito est de retour dans un nouveau format. Plus proche d’un tome de manga classique, aussi bien en taille qu’en nombre de pages. Les aventures de ce collégien peu fréquentable se découperont ainsi en deux tomes.
Dans ce premier tome, l’auteur nous invite à découvrir Soichi. Un garnement, peu avenant et malsain au possible. Il sait cependant soigner ses apparitions et introduit toujours une sorte de malaise lorsqu’il sort de sa cachette. Un peu comme un diablotin en boîte, prêt à nous faire sursauter. C’est vraiment cette image qu’on gardera de lui. L’auteur, comme à son habitude, n’hésite pas à faire parler son trait de crayon pour le rendre malaisant au possible : cheveux sales, cernes, regard perçant.
Le style de Ito marque chaque intrigue. C’est-à-dire une montée progressive de l’horreur : d’un gamin qui en voulait à la terre entière, elle va petit à petit basculer dans l’horreur. Si au début, les malédictions de Soichi peuvent être expliquées par de simples coïncidences. Lentement, l’histoire glisse vers l’horreur. Le point de rupture étant atteint avec la transformation du professeur de Soichi en poupée. On comprend alors toute la dangerosité du personnage et de ses pouvoirs. Ce dernier aimant particulièrement les malédictions à base de poupées, d’effigies de paille et autres éléments issus du folklore japonais.
Pourtant, et c’est là que le récit a éveillé ma curiosité. Les intrigues possèdent toutes une chute où Soichi finit par être puni d’une manière ou d’une autre. Certaines fins le faisant carrément tourner en ridicule. On retrouve alors un caractère assez comique qui prête à sourire au-delà de l’horreur suscitée par le récit. Comme pour nous rappeler l’immaturité du personnage. Celle-là même bien souvent responsable de sa chute. Cela contraste beaucoup avec le style habituel du maître qui pousse toujours l’intrigue jusqu’au paroxysme de l’horreur.

Le mot de la fin

En bref, j’apprécie beaucoup ce retour de Soichi dans un nouveau format plus simple à manipuler et à emmener avec soi. L’histoire n’a pas changé et on est toujours aussi dérangé, qu’amusé des frasques de ce diablotin de Soichi. C’est sans doute l’un des Junji Ito les plus accessibles du fait de son humour noir. Il porte néanmoins le style du maître et certaines scènes restent particulièrement dérangeantes.

  • Soichi – Tome 1
  • 01/07/2026
  • Mangetsu
  • 9€95