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Outbound, un open-world cosy mais mal optimisé

Temps de lecture : 6 minutes

Récemment, notre rédacteur en chef a découvert que je pouvais aimer les jeux cosy comme Adorable Adventures. Visiblement, je pouvais aussi rester calme, posé et presque adorable, plutôt que ronchon et agressif. Alors, pendant ma biothérapie à l’hôpital, il me fallait absolument un jeu chill pour tuer le temps. Du coup, il m’a balancé Outbound, pensant que cela devait être qu’une courte escapade relaxante.

Sorti le 14 mai 2026 sur PC, PS5, Xbox Series, Nintendo Switch et Switch 2, le jeu développé par Square Glade Games et édité par Silver Lining Interactive promet une aventure cosy en pleine nature.

Test réalisé sur Nintendo Switch 1 à l’aide d’une clé numérique envoyée par l’éditeur, que nous remercions.

Dites à mes amis que je m′en vais

Dans Outbound, vous incarnez un homme ou une femme qui parcourt les routes à bord d’un camping-car personnalisable. Dès le début, le jeu vous laisse modifier votre avatar ainsi que votre véhicule pour créer une aventure cosy plus personnelle. Ensuite, ce cozy open-world exploration game vous demande de transformer progressivement un van vide en véritable maison mobile. Au fil du roadtrip, vous récupérez des ressources, ajoutez des équipements et améliorez votre espace de vie. De plus, la carte se dévoile peu à peu et pousse constamment le joueur vers l’exploration de nouvelles zones d’intérêt. Certains lieux font penser à des « spots » comme si on était sur TripAdvisor tant le jeu mise sur l’évasion et la découverte.

Cependant, Outbound repose aussi sur une ambiance particulièrement solitaire. Vous ne croiserez absolument aucun personnage pendant votre aventure et seules quelques notes abandonnées apportent de rares informations. Malheureusement, le jeu n’explique jamais pourquoi vous effectuez ce roadtrip ni pourquoi le monde semble totalement vide. Ce manque de contexte nuit parfois à l’immersion malgré l’atmosphère relaxante et la direction artistique apaisante. Nous aurions aimé découvrir davantage de lore ou quelques événements scénarisés pour maintenir la curiosité du joueur. Car même si l’exploration reste agréable, cette solitude permanente risque d’ennuyer certains joueurs sur la durée.

Une switch 1 à bout de souffle

La direction artistique de Outbound repose sur une alternance fluide entre deux phases de gameplay. D’un côté, les déplacements à pied se jouent en vue FPS à la première personne, ce qui renforce l’immersion dans l’exploration. De l’autre, la conduite du van propose un choix entre vue intérieure et caméra extérieure en hauteur. Cette flexibilité améliore la lisibilité du voyage et apporte un rythme plus varié à l’expérience globale.

Sur le plan graphique, la version Nintendo Switch 1 affiche des visuels très épurés, parfois même trop minimalistes. Cette sobriété donne une identité visuelle plutôt fraîche et simple, presque relaxante dans son approche esthétique. Cependant, il faut être honnête, l’expérience varie fortement selon la plateforme. Sur Switch 1, les performances montrent clairement leurs limites avec des chutes de framerate fréquentes et un clipping très visible. Certains éléments du décor apparaissent tardivement, notamment les textures des buissons, rappelant parfois des jeux de l’ère PlayStation 1. En comparaison, les versions sur consoles next-gen offrent un rendu bien plus stable et propre, ce qui améliore nettement l’expérience globale.

Côté sonore, Outbound reste assez minimaliste dans son approche. Les musiques sont discrètes, parfois proches d’ambiances d’ascenseur ou de sons d’environnement relaxants. Ce choix renforce l’identité “écolo chill” du jeu, mais manque clairement de moments marquants ou mémorables. Globalement, la direction artistique privilégie la simplicité et la détente plutôt que la performance technique. Ainsi, il ne faut pas s’attendre à une démonstration graphique ambitieuse, mais plutôt à une expérience épurée, presque mobile dans son intention.

Et tu craftes, craftes, craftes, c’est ta façon d’aimer

Le gameplay de Outbound repose avant tout sur une boucle d’exploration et de progression très structurée. Sur la carte, plusieurs points d’intérêt apparaissent sous forme de points d’interrogation. Dans ces zones, le joueur doit trouver trois éléments identiques afin de débloquer une compétence utile pour la suite de l’aventure. Ainsi, le jeu encourage constamment l’exploration méthodique et la collecte d’objets clés.

Par ailleurs, le monde propose aussi des pylônes électriques connectés à des terminaux informatiques. Ces structures permettent de débloquer des capacités supplémentaires, ajoutant une couche de progression plus technique. Cependant, pour obtenir ces améliorations, il faut récupérer des bons de “téléchargement”. Ces ressources s’obtiennent uniquement en ramassant des déchets sur la route puis en les recyclant. Ensuite, ce système de recyclage renforce l’aspect écologique du jeu tout en intégrant une logique de collecte continue.

En parallèle, Outbound mise fortement sur le crafting et la survie légère. Le joueur doit récolter des matériaux comme du bois, du métal ou d’autres ressources naturelles pour améliorer son camping-car ou vivre. Au départ, le véhicule fonctionne de manière très rudimentaire, notamment grâce au bois collecté. Ensuite, il devient possible d’installer des améliorations plus avancées comme des panneaux solaires fabriqués par le joueur. Enfin, la progression s’organise autour de l’upgrade du van et de la création d’outils permettant d’accéder aux quatre cartes du jeu, renforçant ainsi la sensation d’évolution constante.

Une durée de vie pharaonique

La durée de vie de Outbound varie fortement entre la progression principale et les activités secondaires. En suivant uniquement l’histoire initiale, le joueur peut atteindre environ quinze heures de jeu. Cependant, en explorant les nombreuses quêtes annexes, il devient facilement possible de tripler cette durée de vie. Ainsi, le jeu encourage clairement la découverte libre et la curiosité sur la carte. De plus, cette structure renforce l’envie de s’attarder dans chaque zone pour ne rien manquer.

Par ailleurs, Outbound propose une grande variété de quêtes secondaires qui enrichissent l’expérience. Le joueur peut notamment chercher des nains de jardin cachés disséminés dans l’environnement. Ensuite, il est possible d’améliorer son van avec des éléments décoratifs comme des guirlandes, des rideaux, des meubles ou divers objets de confort. Progressivement, votre espace de vie devient plus personnalisé et plus haut de gamme. De plus, d’autres missions demandent d’allumer des feux de camp ou de collecter des capsules en plastique. Ces dernières permettent de débloquer des plans pour créer des gashapons destinés à décorer votre véhicule.

Ainsi, le contenu annexe reste très riche et pousse le joueur à explorer la carte en profondeur. Sans spoiler, il y a toujours quelque chose à faire, ce qui renforce l’aspect sandbox du titre. De plus, un mode multijoueur jusqu’à quatre joueurs est présent, même s’il n’a pas été testé ici. Enfin, la personnalisation du camping-car reste un des points forts, malgré une prise en main parfois confuse pour placer les meubles et les murs. Au final, Outbound propose un système de craft solide et une grande variété de quêtes annexes, mais souffre malheureusement d’un manque de véritable lore pour soutenir son univers.

Pour

  • Plein de quêtes annexes pour varier l’aventure
  • Addictif si on aime crafter
  • Une durée de vie énorme !
  • Un jeu feel good

Contre

  • Un scénario ? il y a un scénario ?
  • Une mécanique d’upgrade du camping car un peu complexe
  • Des aller-retour sur la map si on veut s’améliorer
  • votre véhicule est lent la majorité du temps

Outbound

Kuma

Scénario/ambiance
Graphisme/Direction artistique
Gameplay
Intérêt

Conclusion

Outbound propose une expérience cosy d’exploration et de crafting centrée sur la liberté et la personnalisation du van. Malgré un contenu riche, le manque de lore et de narration limite l’attachement à l’univers. Au final, le jeu séduira surtout les joueurs qui aiment se perdre dans la nature.

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