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Test Blackshard

  • Green 
Temps de lecture : 6 minutes

Avez-vous déjà rêvé de l’infini ? Un rêve sans fin vous ouvrant les portes sur de nombreux chemins où la beauté s’allie avec l’interrogation ?

Blackshard, développé par Redlock Studio et Enclave, vous offre la possibilité de plonger dans un univers où vous devez tracer votre propre chemin à travers des décors monochrome ainsi que des méga-structures, en vue à la première personne. D’abord sorti à l’origine sur Steam le 2 avril 2025, il est maintenant disponible depuis le 22 septembre 2026 sur PlayStation 5 et Xbox Series X|S. Est-ce que l’expérience vaut le coup ? La réponse dans ce test !

Test réalisé sur PS5 à l’aide d’une clé envoyée par l’éditeur que nous remercions

https://youtu.be/SRl9h086_D0


Au cœur du Labyrinthe


Nous plongeons donc au cœur d’un monde étrange et immense où le temps n’existe plus. Nous incarnons un humain, ou comme le jeu nous le nomme, un proxy, perdu au sein d’immenses structures en noir et blanc, sans indice et sans indication sur notre présence au sein de cet univers. Quel est notre but ? Où sommes-nous ? D’innombrables questions nous envahissent déjà alors que nous commençons à peine à arpenter les lieux qui nous entourent.

 

Notre mission est d’explorer cette infinité et par la suite de comprendre ce qui nous entoure. Au cours de notre voyage hypnotique, nous rencontrerons des fragments d’âmes de ceux passés avant nous mais aussi des notes de rêveurs cherchant eux-mêmes à comprendre, à théoriser ou à philosopher, et des visages blêmes incarnant le rôle du système, nous poussant à ne pas déranger l’univers qui s’étend, appelé CARC0SA, et à respecter la Tyrannie du Destin.

 

Nous croiserons également une fille aux yeux jaunes, spectatrice du Destin qui s’écoule, mais aussi une entité nous promettant la Liberté et la Richesse si nous l’aidons à retrouver et libérer ses fragments disséminés au sein du Labyrinthe.

 

Respecterez-vous la Tyrannie du Destin ou tracerez-vous votre route pour la liberté ?

Un monde qui nous tend les bras

Tout d’abord, Blackshard nous laisse libres de notre chemin, pas de carte ou d’indications spécifiques, nous nous retrouvons dans un monde semi-ouvert où nos seuls repères sont notre sens de l’orientation et celui de l’observation. Il n’y a aucun chemin tracé, partir dans une direction nous mènera donc à un pan de l’univers comparable aux branches d’un arbre s’étendant jusqu’à l’infini.

 

Par la suite nous parcourons les lieux à la recherche des fragments de l’entité « Signe Jaune », malgré la navigation est parfois quelque peu contre-intuitive. Descendre, monter, sauter dans le vide, longer les murs sur de maigres rebords ou encore sortir des sentiers battus nous offrent l’expérience de nombreux chemins à parcourir qui cherchent à nous désorienter. Cependant, au fil de notre parcours, nous croiserons des checkpoints, les témoins, un pilier sauvegardant notre progression et nous rappelant à lui en cas de mauvaises chutes ou d’une exploration aventureuse catastrophique au sein des méga-structures.

 

Nos actions se répercutant sur l’Univers

Plus nous agissons, plus la structure de l’univers se détruit, se reconstruit, pour ensuite faire apparaître des chemins ou disparaître une zone tout entière. Les modifications sont visibles et étranges, nous faisant réfléchir petit à petit sur notre implication au sein de cet univers et sur les intentions du Signe Jaune.

Chaque zone qui renferme un fragment de l’entité a une structure propre et hypnotisante. Nous parcourons les lieux à la recherche de réponses à nos questions, provoquant des erreurs au sein du monde, irréparables, mais nous permettant de poursuivre notre quête de découverte.

 

Aucun ennemi ne nous barrant la route, nous progressons dans le dessin de l’univers, à chercher et tenter de comprendre ou simplement d’admirer l’architecture gigantesque.

Une ambiance sonore hypnotisante

Au rythme de notre aventure, l’ambiance sonore nous plonge dans une douce rêverie, où nous réalisons l’immensité des lieux face à notre petitesse. Une bande-son signée ALT236 et AL9000, nous transporte au fil du voyage dans son œuvre, renforçant chaque découverte et observation.

 

Chacun de ses titres enrichit l’expérience et l’environnement, capable de nous laisser songeurs et méditatifs devant certaines œuvres d’art qui nous sont offertes au détour d’un chemin.

 

Des hauts et des bas

Blackshard est une aventure de type walking simulator où nos actions changent petit à petit la structure qui nous entoure. Bien que le jeu nous offre un spectacle époustouflant au vu de sa grandeur, la compréhension de l’univers reste tout de même un beau mystère, pas de réponse précise, une quête qui change l’environnement sans réellement savoir si cela est bien ou mal. Blackshard reste un véritable mystère du début jusqu’à la fin. Aider ou non l’entité jaune ne répond en rien à nos questions sur ce que nous sommes réellement et sur l’avenir de cet univers qui nous entoure. Tout est à la réflexion du joueur. Les quelques bribes de fragments d’âmes mémorielles éparpillées dans les zones nous rendent davantage confus, quand bien même ils tâchent de raconter une histoire, notamment une trahison, mais sans suite. Nous parcourons donc le jeu avec les mêmes questions qu’à notre départ.

 

Le gameplay reste minimaliste, avancer, sauter, sprinter, appuyer sur la touche action pour déclencher un dialogue et rien de plus. Si l’exploration est un atout majeur, le système reste très classique malgré une forme de jeu de plateforme dans certaines zones.

Nous n’avons pas de corps, malgré le bruit constant de notre marche. Cela peut être problématique, surtout arrivé dans une zone avec un faux sol où nous devons sauter littéralement au hasard afin de trouver le bon chemin.

Malgré tout, Blackshard ne manque pas de nous surprendre au travers de nombreux lieux à explorer, assez divers dans leur architecture et leur composition, notamment lorsque nous tombons sur des œuvres d’art cachées.

 

Un jeu aux nombreux intérêts

Blackshard ne cherche pas à nous imposer une vérité propre, bien au contraire, il joue avec nos pensées, notre perception du monde dans un labyrinthe qui mue à chaque événement.

 

Le jeu nous apporte plusieurs visions pour être apprécié, que ce soit pour le mystère qu’il renferme autour des fragments de mémoires des êtres passés avant nous, pour l’architecture à admirer dans toute sa complexité colossale ou pour philosopher sur un banc sur ce qui entoure nos choix. Blackshard nous promet un voyage unique et inédit aux confins d’un univers qui se veut glacial dans sa structure, mais véritablement hypnotisant dans la pénombre. Comptez 5 petites heures pour en venir à bout si vous ne vous perdez pas dans les recoins sombres du Labyrinthe.

 

Pour

  • La bande-son
  • L’Architecture
  • La possibilité d’exploration

Contre

  • Avoir un bon sens de l’orientation
  • Quelques bugs dans les ascensions d’escaliers
  • Certains murs invisibles bloquant le chemin

Black Shard

Green

Scénario/ambiance
Graphisme/Direction artistique
Gameplay
Intérêt

Conclusion

Blackshard nous offre là un univers aux nombreuses réflexions. Une aventure unique au sein d’immenses structures capables de nous émerveiller comme de nous faire réaliser notre petitesse.

4.1
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