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Test – Croc Remaster, un retour réussi pour ce classique ?

Temps de lecture : 5 minutes

Année 1997, Argonauts sort Croc: Legend of the Gobbos sur PlayStation 1, Sega Saturn et PC. On découvre alors une nouvelle licence de plateforme qui vient taquiner Crash Bandicoot et Spyro sur leur terrain de jeu. Malgré un second opus, on n’entendra plus parler de cette licence emblématique de l’époque. Jusqu’à l’annonce d’un remaster qui sort ce 2 avril 2025 sur PlayStation, Xbox, Nintendo Switch et PC. Cette nouvelle version parvient-elle à préserver le matériel original ? La réponse dans ce test du remaster de Croc: Legend of the Gobbos.

« Test réalisé à l’aide d’une version numérique PlayStation 5 fournie par l’éditeur que nous remercions »

Croc : l’histoire d’un héros orphelin

Croc, c’est l’histoire touchante et toute mignonne d’un bébé crocodile découvert par les Gobbos, flottant dans un panier sur une rivière. Ces petites créatures poilues et pacifiques, vivant sur une île, le recueillirent et l’élevèrent comme l’un des leurs. Malheureusement pour Croc, la paix fut de courte durée, et un tyran du nom de Baron Dante décida d’envahir l’île avec ses sbires, les Dantinis. Il captura et enferma les Gobbos aux quatre coins de l’île. Croc, qui fut sauvé de justesse par le roi, décida de partir à l’aventure pour délivrer sa famille et donner une bonne leçon à l’infâme Dante.

Bien entendu, comme bien souvent dans les jeux de ce type, l’histoire tient dans un mouchoir de poche. Je vous avouerai que je la trouve néanmoins touchante et rigolote. Même si, pour un remaster, j’aurais apprécié que les quelques cinématiques soient revues et agrémentées d’un peu de sous-titres. Malgré tout, elle a le mérite de nous lancer, avec un objectif, à travers les niveaux du jeu.

Ces derniers sont répartis entre 4 mondes(+1 bonus) à thèmes (plaine, montagne, désert, volcan de Dante), composés eux-mêmes de 6 niveaux de plateformes, 2 niveaux de boss et 2 niveaux secrets à débloquer. Chacun comporte, en plus, vous vous en doutez, son lot d’ennemis, de pièges et de plateformes à traverser, mais aussi des cristaux et 6 Gobbos à délivrer. Globalement, c’est assez varié, et le titre saura vous surprendre jusqu’à la fin avec une difficulté progressive et particulièrement retorse dans le dernier monde, surtout si vous n’avez pas ou plus l’habitude de ce type de platformer 3D.

Un gameplay revisité

Croc n’a jamais eu la réputation d’être un jeu facile. La proposition est pourtant simple : on dirige un petit crocodile qui traverse des obstacles, attaque à coups de popotin et utilise des cristaux comme protection, à la manière dont Sonic le fait avec ses anneaux. La faute à une caméra capricieuse, pas toujours placée correctement, mais surtout à une maniabilité dite « Tank », à la Tomb Raider, qui rendait les déplacements assez compliqués. Pour vous rafraîchir la mémoire, ce genre de maniabilité exige de bien positionner la caméra avec gauche et droite avant d’avancer. Une fois en mouvement, le personnage suit la direction indiquée en ligne droite, y compris pendant un saut. Se retourner est souvent impossible, sauf si l’on appuie sur une touche prévue à cet effet. En bref, c’est un vrai travail d’équilibriste, particulièrement quand les plateformes se dérobent sous vos pieds.

Cependant, des années plus tard, le remaster de Croc vient corriger cela et nous propose de nouveaux contrôles hybrides. Pour les nostalgiques, pas d’inquiétude, vous aurez accès aux anciens et pourrez souffrir comme au bon vieux temps, tandis que les autres profiteront d’une maniabilité similaire à ce qui se fait sur les jeux modernes. On gagne en réactivité et dispose de contrôles bien plus précis. Notre crocodile tourne et pivote en un clin d’œil grâce au joystick analogique. De même, la caméra est à la fois plus fluide et plus facile à positionner grâce au second. C’est un changement radical qui m’a permis de redécouvrir le jeu, moi qui n’avais jamais réussi à en venir à bout à sa sortie. Le titre en devient alors beaucoup plus simple.

Malgré tout, n’espérez pas que ce remaster soit devenu plus facile avec le temps. Passés les deux premiers mondes, les choses sérieuses commencent, particulièrement si vous tentez de délivrer tous les Gobbos. En effet, les sauts entre les plateformes demandent toujours autant de précision, de timing et d’observation : vous allez transpirer ! Mais c’est ça qui est amusant, non ? De même, la non-linéarité de certains niveaux vous obligera parfois à faire des allers-retours. Je trouvais déjà l’idée révolutionnaire à l’époque, ça l’est toujours à mes yeux. Seule ombre au tableau : les boss. Bien qu’ils ne soient pas très difficiles à battre, on se retrouve souvent avec des soucis d’appréciation de collision, et ça peut vite dégénérer.

Quand la nostalgie vous envahie

Bien entendu, Croc s’adresse avant tout aux nostalgiques de l’ère PlayStation et Saturn en tant que jeu de plateforme 3D à l’ancienne. Dès l’introduction, on est transporté dans une chambre d’ado, une TV cathodique posée sur un meuble. Ça a de quoi réveiller des souvenirs, d’autant plus lorsque le jeu nous offre la possibilité de saisir nos précieux mots de passe.

Cela se ressent malheureusement dans les graphismes, qui n’apparaissent que comme un lissage des anciens. C’est assez visible quand on utilise l’option qui nous permet de passer du style rétro au style remasterisé à l’aide d’une touche en pleine partie. Les environnements sont vides et les textures bien que plus agréable à l’œil reste cruellement lisses. On saluera néanmoins une belle amélioration des ombres et des effets de lumière, qui embellissent notre aventure.

Malgré tout, le jeu reste agréable à parcourir avec ses thèmes entêtants et propres à chaque type de niveau. Il a su éveiller en moi ce brin de nostalgie qui m’a fait apprécier l’aventure durant les 5 heures qui m’auront été nécessaires pour boucler l’aventure principale.

Pour

  • Gameplay toujours aussi efficace
  • Ombres et lumière retravaillés
  • Appel à la nostalgie
  • Contrôles corrigés
  • Crocpédia

Contre

  • Durée de vie ( 5 à 6h )
  • Graphismes lissés
  • Cinématiques pas assez retravaillées

Croc Legend of the Goboss Remaster

Oursgamer

Graphisme
Gameplay
Intérêt

Résumé

Ce remaster de Croc: Legend of the Gobbos revient des années plus tard pour nous offrir une aventure remise au goût du jour. Il apporte des corrections essentielles qui auraient permis de le rendre bien plus agréable à l’époque. Malgré tout, à part un léger lifting et des contrôles modernes, rien n’a vraiment changé. Pour ma part, je me suis senti comme à la maison, manette en mains. D’autres risquent de moins apprécier.

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