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Test – Cursed New Year : La pire façon de commencer l’année.

Temps de lecture : 4 minutes

 

L’année 2026 vient à peine de commencer et avec elle, le retour des Spooky Friday ! Et pour notre premier article, quoi de mieux qu’un petit jeu indé inconnu des écrans ? Vous l’aurez compris, j’ai encore une fois sacrifié ma santé mentale dans les décombres obscurs du Playstation Store.

Aujourd’hui, on vous parle de Cursed New Year ! Un jeu développé par le studio russe indépendant AU Studio. Sorti initialement en décembre 2024 sur Steam, il est arrivé sur Playstation 4 et Playstation 5 le 31 octobre 2025. J’ai raté le coche de Halloween, mais avec un nom pareil, impossible de ne pas l’utiliser pour la nouvelle année !

Test réalisé sur PS5 Pro avec une version numérique achetée pour l’occasion.

C’est pas très net tout ça.

Ça commence très fort dans Cursed New Year ! Concrètement, le scénario suit un animateur pour enfants qui se rend dans un appartement pour animer une fête du Nouvel An. Ok, pourquoi pas. Enfin, c’est ce qui est dit.


Une fois en jeu par contre : Une femme pas forcément très avenante nous raconte très rapidement que depuis la mort de son mari, la vie est difficile. Et qu’elle espère en quelque sorte offrir un joli cadeau à sa fille en louant nos services en tant que… Père Noël ? (Déduction faite via un trophée débloqué à ce moment-là.) Après son petit monologue, elle nous dit d’aller nous changer… point.


Commence alors une… promenade à l’image d’une procession dans cette maison à la recherche (je suppose) de la gamine à rendre heureuse. Où nous apprendrons finalement l’histoire dramatique de la famille.

Mais qui a encore fermé cette porte ?

Pas de surprise de ce côté, petit jeu indé sans budget, nous avons là un walking simulator à la première personne. On allume une lumière, on trouve une feuille avec quelques lignes « étoffant » le scénario et une petite clé échouée sous nos pieds pour avancer. Oui parce que cette famille des plus silencieuses s’amuse apparement à fermer chaque porte derrière elle. Un peu comme dans le film « Les Autres ». (Excellent film ! Mais malheureusement la comparaison s’arrête là, désolé.)

Ça rappelle plutôt un petit peu l’expérience de « One step after fall » mais en beaucoup plus lent ! Autant dire que ça n’a rien de réjouissant… Notre pauvre héros est sûrement en déambulateur et finit ses fins de mois en jouant les pères noels pour enfants perturbés.

Notons que pour notre plus grand plaisir (et notre profonde incompréhension), il nous sera à un moment donné demandé de ramasser… des yeux. Ce n’est qu’une poussant un petit peu plus la réflexion qu’on pourra possiblement comprendre à quoi cette drôle de quête fait référence.

La maison des Sims avant le jour de paie.

On ne dit jamais deux sans trois et c’est bien vrai ! La case ambiance est aussi à cocher en rouge. Si la mère de famille uniquement doublée en russe peut vous donner la peur de votre vie à l’idée d’aller vous promener chez nos compères dans de la vodka, la frousse s’arrête là ! Sauf si vous avez la hantise d’avoir une grande maison… vide avec des portes fermées. Des murs blancs, des meubles vides… une ambiance sonore proche du néant et quelques jumpscares low cost franchement prévisibles qui n’ont aucun intérêt.

Fuyez pauvres fous.

Je suis désolée de m’être imposée ça ! Mais attirée par le titre, je me suis dit que la blague était valide. Je pense qu’il est grand temps de revoir mon humour parce que même avec son temps de jeu de 20 minutes et son platine qui tombe illico, je me sens arnaquée par cette histoire. Soyons clairs, c’est nul, pas très joli, ça n’a aucun intérêt en dehors du titre qui colle parfaitement à un premier test de l’année dans cette catégorie.

Cursed New Year mise sur une formule classique du walking simulator horror : exploration d’un lieu confiné, indices épars et twist familial prévisible. Le thème abordé est franchement terrifiant, oui ! Mais si peu mis en avant qu’il est dilué dans l’ennui total ou passe carrément inaperçu. Deux lettres nous offrent des réponses, et c’est tout. À vous d’imaginer l’horreur une fois les yeux fermés parce que le jeu n’ira pas plus loin.

Oui, c’est un jeu d’horreur, le néant ça craint, l’ennui c’est encore pire.

Pour

  • Platine facile

Contre

  • Pas une seule animation
  • Aucune ambiance
  • Anglais/Russe seulement
  • Moins d‘une demie heure de « jeu »
  • Scénario à presque deviner/inventer

Test — Cursed New Year

PampaPoulpe

Scénario/ambiance
Graphisme/direction artistique
Gameplay
Intérêt

Conclusion

Si je prends beaucoup de plaisir à jouer à toutes les petites bizarreries qui peuplent le monde du jeu indépendant, surtout dans le domaine de l’horreur, parfois j’ai tout de même l’impression qu’on prend le joueur curieux pour un idiot. S’amuser, apprendre, comprendre, découvrir, se détendre. Il y a tant de possibilités… Ici ce fut simplement une perte de temps. Il n’y a rien à garder de ce jeu, absolument rien. 

0.8