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Test – Death Howl – Deck-building sauce soul

Temps de lecture : 4 minutes

Le sous-genre du « deck building » est étonnamment riche quand on s’y intéresse. On avait déjà Inscryption, qui prend la forme d’un jeu à intrigue légèrement horrifique. Il y a aussi Slay the Spire qui adopte une formule proche du rogue-like. Et désormais nous avons Death Howl qui prend une approche similaire a un Souls-like, pour le meilleur… et pour le pire. Disponible sur PC depuis le 9 décembre 2025 et sur PS5, Xbox Series et Nintendo Switch depuis le 19 février 2026, ce jeu de stratégie en tour par tour développé par The Outer Zone et édité par 11 Bit Studios à pour ambition d’être un mélange parfait entre un jeu de carte et un souls like, mais est-ce vraiment une bonne idée ?

Test réalisé sur Playstation 5 à l’aide d’une clé numérique envoyée par l’éditeur que nous remercions.

Voyage dans le monde des morts

Dans ce jeu nous incarnons Ro, une chasseuse ayant récemment perdu son fils, Olvi. Cette dernière, envahie par le chagrin, entreprendra de voyager dans le monde des esprits, dans l’espoir de retrouver son fils et le ramener parmi les vivants. Ro devra cependant faire face aux esprits eux même, n’appartenant pas a ce monde, elle sera confrontée a beaucoup de créatures hostiles. Elle pourra compter sur Naantok, un esprit ayant la forme d’un élan, et sur ses propres compétences afin d’arriver a sauver son fils d’un triste sort.

L’histoire est assez intéressante, on se surprend à être ému par certaines réactions de Ro concernant le sort de son fils. Je trouve également que les thématiques autour de la mort, du deuil et de l’au-delà sont plutôt pertinentes. Cependant je n’ai pas pu m’ancrer davantage dans cette histoire a cause d’un point que j’aborderai plus tard dans ce test.

Néanmoins, les différents environnements du jeu participent grandement a l’immersion, sans compter le bestiaire, les quelques personnages secondaires ainsi que les compétences de Ro. On sent clairement qu’on fait un voyage dans un royaume qui n’appartient pas aux vivants et ça aide à s’impliquer dans cette aventure.

Une fusion des genres risquée…

Death Howl est avant tout un jeu de construction de deck, concrètement vous créer votre deck (l’ensemble de vos cartes) et vous les utiliser lors des combats du jeu. Et cet aspect là est bien conçu, on crée ses cartes avec des ressources que l’on ramasse, et on détermine notre deck en fonction des situations. Le jeu est également un jeu de stratégie, car les combats se déroule sur un plateau ou l’on se déplace de case en case et chaque action nous coute en ressources, ce qui laisse peu de place à l’erreur.

Et enfin, le titre de The Outer Zone est aussi un souls like. Comprenez par là que plusieurs points permettront de régénérez vos points de vie (faisant réapparaitre les ennemis vaincus en contrepartie), que des talismans peuvent être équipés pour vous aider au mieux, et que mourir cause la perte de certaines ressources.

… qui a des conséquences

L’idée de fusionner ces genres est intéressante, mais il en résulte une difficulté particulièrement frustrante d’après moi. En effet je trouve le jeu difficile sur beaucoup d’aspects, les combats demanderont une connaissance majeure des ennemis affrontés, de leur comportement, du nombre de mouvements qu’ils peuvent faire et des effets secondaires de leurs attaques. Tout comme il vous sera demander de faire un deck parfait en fonction des situations.

J’ai d’ailleurs remarqué qu’il n’était pas possible de se soigner lors des combats, ou du moins je n’ai trouvé aucune carte permettant de le faire. Et en dehors des combats on ne peut se soigner que dans les bosquets (l’équivalent des feux de camps dans les souls). Je vous laisse donc imaginez quand on doit enchainer deux combats intenses sans perdre trop de vie…

Et je trouve que cette difficulté pénalise grandement le jeu. L’histoire est plaisante et donne envie de s’y impliquer davantage, mais une telle difficulté aura vite fait de décourager les joueurs les moins aguerris d’après moi.

Une ravissante direction artistique

La direction artistique de Death Howl est assez charmante. Comme je l’ai dit plus tôt les environnements contribuent à l’idée d’un voyage dans un monde qui n’est pas le nôtre. Et j’admets que l’aspect pixel art qu’a le jeu est particulièrement plaisant.

On notera également que le jeu dispose d’une bande son magnifique. Il y a une ambiance assez mystique dans l’ensemble et ça correspond assez bien à l’identité du jeu. C’est malheureusement tout ce que j’ai à dire concernant la direction artistique de Death Howl.

Globalement, l’ambiance est tout de même réussie, Ce qui est d’autant plus dommage que je ne puisse pas en profiter sans avoir à bloquer contre les mêmes ennemis.

Pour

  • Une histoire intéressante
  • Un univers enchanteur grâce a sa direction artistique
  • Un mélange de genre audacieux…

Contre

  • … les mauvais aspects des genres mélangés sont aussi présent.
  • Une difficulté frustrante
  • Exige une grande maitrise dans les jeux deck building

Test – Death Howl

Le guide du JV

Histoire/Scénario
Graphisme/D.A
Gameplay
Intérêt

Conclusion

Si Death Howl à le potentiel pour être un jeu deck building intéressant et exigeant, il demeure finalement plus frustrant qu’autre chose. Cela est notamment due à sa difficulté qui ne laisse aucune marge d’erreur. Si les joueurs fans de deck building peuvent y trouver leur compte, les autres risquent de se heurter à un mur. C’est dommage, car le jeu à une histoire et une ambiance vraiment enivrante, et il aurait été préférable qu’il soit ouvert au plus grand nombre.

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