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Test – Goodnight Universe

Temps de lecture : 4 minutes

 

Parce que l’hiver est le moment idéal pour un petit jeu narratif, aujourd’hui place au test de Goodnight Universe ! Développé par Nice Dream et édité par Skybound Games, le titre est sorti en novembre 2025 sur PC, PS5, Switch 2 et Xbox ! Qu’en avons-nous pensé ?

Test réalisé sur Nintendo Switch 2 à l’aide d’une clé numérique envoyée par l’éditeur que nous remercions.

Dans la peau de bébé Isaac.

Goodnight Universe est un bien drôle de petit jeu.
On suit Isaac, un bébé de six mois au visage rond mais à l’intériorité déjà lucide. Capable de réfléchir, d’analyser les émotions des autres et de manipuler la réalité par ses pouvoirs psychiques, il est pris au piège dans une famille qui traverse ce qu’on pourrait appeler une tempête. Sa mère, épuisée, anxieuse et rongée par la culpabilité, essaie de bien faire mais se débat avec ses propres démons. Tandis que le grand-père, figure à la fois tendre et énigmatique, cache un passé lié à des expériences scientifiques et à une entreprise technologique prête à tout pour exploiter les capacités du nouveau-né.

Un jeu narratif bien adapté à la console :

Si le tracking facial originel sur PC laisse septique quand à la version Nintendo Switch 2, nous avons là un système hybride astucieusement pensé pour console. Où le visage cède la place à une manette intuitive qui capture l’essence émotive d’Isaac sans perdre en immersion cosy. Ici, pas de webcam requise ! Les sticks analogiques gèrent les mouvements de tête pour la télékinésie. (Aka inclinez pour faire flotter un jouet ou écarter un obstacle.) Les gâchettes simulent clignements et expressions faciales : douce pression pour sourire et apaiser une tension familiale, appui fort pour froncer les sourcils et exprimer la frustration. Tandis que les boutons ZL/ZR activent télépathie et lecture d’émotions via des bulles psychiques vibrantes qui pulsent à l’écran.

Pas de combats ni grind ici !

Mais une progression narrative linéaire enrichie de choix mineurs altérant les nuances émotionnelles des fins. Un petit jeu narratif comme on aime.

Une ambiance qui fait tout.

Le jeu déroule ainsi une histoire très linéaire, mais rythmée par de petites décisions et des nuances émotionnelles qui ne changent pas le chemin principal, plutôt la manière dont on le ressent. Un sourire, une hésitation, un geste psychique peuvent renforcer la proximité avec certains personnages ou au contraire souligner la fracture qui s’installe.

Le ton oscille entre moments de pure tendresse, des scènes de vie quotidienne, des berceuses, des échanges maladroits mais sincères. Et passages plus sombres, où l’on touche à la dépression, à la pression sociale, aux regrets et à cette peur viscérale de ne pas être un « bon parent ».

Tout l’intérêt du récit vient d’ailleurs de ce contraste !

L’innocence d’Isaac, qui commente la situation avec une voix intérieure étonnamment posée, entre en collision avec la fragilité des adultes, créant un décalage tour à tour touchant, ironique ou bouleversant. Sans basculer dans le cynisme, le scénario parle de deuil, de santé mentale et de transmission familiale à travers des scènes assez intimistes plutôt que de grandes révélations spectaculaires, ce qui renforce son côté « cosy » et humain.

Court mais soigné.


Et si l’intrigue reste relativement courte, elle laisse une impression durable grâce à quelques images fortes comme un berceau baigné de lumière, un salon silencieux après une dispute, un laboratoire où le destin d’Isaac semble tracé.

Notons que le jeu nous offre une VF impeccable et des sous-titres nets qui collent à l’écran Switch 2 à la perfection.

Un petit jeu sans fausse note ?

Curieuse de ce petit jeu après avoir beaucoup apprécié « Before Your Eyes ». (Petit jeu qui nous faisait incarner une personne venant de mourir. Et devant revivre les moments importants de sa vie avant de pouvoir passer dans l’autre monde.) Je suis ravie d’avoir tenté l’aventure Goodnight Universe !

Nous avons ici une expérience narrative de 4-5 heures qui s’amusent avec les mécaniques innovantes pour toucher l’âme avec une certaine tendresse. Du scénario doux-amer d’Isaac, bébé psychique pris dans les tourments familiaux, au gameplay hybride en passant par une ambiance lo-fi enveloppante qui berce, tout converge vers une immersion pleine de tendresse ! (Et une petite nausée à cause de la caméra flageolante.) Quelques rares frustrations techniques (lags patchés, précision perfectible) s’effacent devant un vrai petit moment de d’affection pour le bambin et cette famille.

Fan de bébé ou non, ce jeu est très sympathique, foncez !

Pour

  • L’écriture des personnages 
  • La narration touchante 
  • Le soin irréprochable de la DA 

Contre

  • Choix à impact restreint 
  • Précision parfois incertaine 

Test – Goodnight Universe

PampaPoulpe

Scénario/ambiance
Graphisme/direction artistique
Gameplay
Intérêt

Conclusion

Scénario touchant, ambiance lo-fi parfaite pour une soirée plaid, fin émouvante qui laisse un sourire au cœur, un petit must indie !

4.5