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Test – I hate this place : promesse tenue ?

Temps de lecture : 7 minutes

Véritable consommatrice de jeux en vue isométrique comme How to Survive ou encore le pas si connu Dysmantle, aujourd’hui j’abandonne donc le FPS pour vous parler de I Hate This Place ! Développé par Rock Square Thunder et édité par Feardemic, le jeu s’inspire du comic du même nom créé par Kyle Starks et Artyom Topilin. Alors, est ce que je peux dire I hate This Game ?

 

Test réalisé sur PS5 Pro à l’aide d’une clé fournie par l’éditeur que nous remercions.

Le trailer du jeu

À la recherche de Lou, de la vérité et du fun

Dès le début du jeu, on fait la connaissance d’Elena et Lou, qui semblent se rendre au ranch de la tante d’Elena. Notre protagoniste, cependant, est hésitante quant à la sagesse de ce voyage. Et franchement, on la comprend sans mal quand on découvre que Lou est déterminée à invoquer une entité divine connue sous le nom d’Homme Cornu afin d’aider Elena à trouver les réponses qu’elle recherche.

Inutile de dire que les choses ne se dérouleront pas comme prévu, et Lou finira par tout simplement… disparaître.

Voilà, en quelques minutes le scénario est posé et sincèrement… j’ai bien accroché au début malgré les dialogues un peu bancals. C’est expéditif, mais j’avoue ne pas aimer les débuts de jeu qui traînent, surtout dans ce genre. Alors, allons-y !

Quelques pas suffisent pour nous amener dans un sous-sol très louche avec des espèces de chewing-gums tentaculaires qui en veulent à notre peau, pendant que des démons aveugles veulent nous étriper. Un mec tout aussi curieux, avec un masque vissé sur la tête, nous parle vaguement des monstres présents, de la fin du monde et de notre amie perdue.

Les sectes, c’est mal, m’voyez ?

De bonnes idées mais…

Commençons par le commencement… Le jeu ne dispose pas de tutoriel. Loin de moi l’idée d’aimer être prise par la main, mais ça peut être vraiment pénible pour les gens n’ayant pas l’habitude d’être curieux dès le début. (Je suis du genre à tout essayer à peine la manette en main, alors « ça va ».)

Cependant, première petite mise en garde ici : il n’y a pas de sauvegarde automatique. Vous devez sauvegarder via un écran et ce n’est notifié nulle part. Il aurait été bon d’en parler, sachant que dès le début il est possible de mourir très vite.

Ce qui m’a aussitôt frustrée dans le jeu, c’est la prise en main des touches. Aucune réaffectation n’est possible et les choix de base sont vraiment très discutables. Afficher sur l’écran les actions de L1 à droite et R1/R2 à gauche, c’est à mon sens vraiment très agaçant. Sans parler du fait que fouiller une poubelle nous positionne aussitôt dans notre inventaire qu’on peut vider avec la même touche que « tout prendre ». Je ne compte plus le nombre d’items balancés à la va-vite. Même après quelques heures, je ne me suis jamais sentie vraiment à l’aise avec ma manette. Dommage.

Ça craft fort ici !

En parlant d’inventaire, Elena a un sac vraiment énorme sur le dos. Une barre en dessous nous indique si oui ou non nous avons encore de la place, mais… j’avoue que je n’ai pas eu besoin de m’en occuper. Bug d’affichage ou bug tout court, même avec le double sur moi, je n’ai pas utilisé la grange qui sert de stockage. Plutôt cool pour ramasser tout ce qui passe, mais pas très intéressant d’un point de vue immersion.

Fouiller et stocker est une grande partie du gameplay dans ce jeu. Détruire des caisses pour du tissu, des rouages, du métal, récupérer des plantes, du bois… Le tout pour crafter. Si au début du jeu c’est light, une fois arrivé au ranch, on attaque enfin le début des choses sérieuses : potager, moulin à eau, établi. C’est tout un petit monde de construction qui nous donne un besoin irrépressible de courir partout pour amasser le plus de bric-à-brac afin de garder nos barres de vie et de faim remplies ! (Enfin, nous pouvons aussi simplement dormir pour les remplir… ) Pour débloquer de nouveaux objets (et même de la déco !), il faut trouver les plans abandonnés un peu partout.

Personnellement, j’adore ça. Dans n’importe quel jeu, créer des trucs, c’est mon dada. Si le côté horreur est à revoir, le craft est vraiment très sympathique ici.

La fuite ou le feu d’artifice ?

Du côté du combat et de l’action, on pourra se confectionner pas mal de petites choses pour se battre : au corps à corps avec des bâtons de baseball par exemple, ou avec des armes à feu. Une fois encore, c’est très mal fichu. La visée n’est pas folichonne et même avec un fusil à pompe, un simple cerf va continuer à nous bourriner. Je me suis rapidement rabattue sur la fuite et les trucs à lancer comme des grenades, des cocktails Molotov ou des bombes à clous. Il faut savoir rester festif !

J’ai bien conscience que le jeu nous pousse à agir avec furtivité, mais soyons sincères : l’IA est complètement cassée. Quand bien même on reste accroupi, à éviter les morceaux de verre et concord, on finit toujours traqué, à se coincer dans une bouche d’aération pour éviter les coups. Entre le système de bruit mal codé, les monstres qui peuvent carrément nous attraper en dehors d’une porte fermée ou les tentacules qui ne répondent à aucune logique, le mieux reste de foncer dans le tas et de tout faire péter en ayant assez de soins pour minimiser la casse.

C’est ce que j’ai fait pendant tout le jeu et ça a fonctionné. Chacun sa technique…

Elena Holmes, Elena Wake

Un aspect du jeu que je n’avais pas du tout anticipé en le commençant, c’est celui des « enquêtes » ! En effet, Elena ne va pas seulement chercher Lou et trouver le tonton parti pêcher la truite ! Dans cet univers vraiment très peu sûr, la mort rôde partout et parfois nous aurons à traquer la vérité sur le trépas d’un PNJ.
L’idée est top, le système de changement de monde en touchant un objet clé pour mener à bien une inspection avec une « lampe torche magique » est pas mal mais encore une fois ça retombe très vite comme un soufflé. Le problème, c’est que c’est très ennuyeux sur le long terme. Le jeu a beau être facilement bouclé en huit ou neuf heures… même ça, ça devient chiant après deux passages.

 

Attirant au premier coup d’œil mais finalement sans plus

C’est la DA du jeu qui m’a poussée à me frotter à I Hate This Place. Le design de l’héroïne me plaisait beaucoup et les graphismes si proches de The Wolf Among Us (Telltale) étaient un vrai chant du cygne pour moi. Malheureusement, j’ai assez vite déchanté une fois en jeu.

Si certains coins sont franchement jolis et bien faits (l’autre monde, une petite cabane dans un arbre), surtout selon le cycle jour/nuit, tout le reste est méchamment générique. Les animations sont clairement radines, le feu est carrément dégueulasse. Et pire que tout… le jeu rame à mort. Ça saccade absolument partout et j’y joue sur PS5 Pro !

C’est vraiment dommage parce qu’avec une ambiance sonore très sympathique, ça donnait une bonne image du jeu. J’ai beaucoup apprécié le début, mais c’est rapidement devenu… lassant.

La promesse d’un craft-survival pour un jeu de farm bancal

Sans aller jusqu’à la déception totale, I Hate This Place s’ajoute malgré tout à la liste des « Je ne recommande pas » sans trop d’effort. De bonnes idées, mais que de mauvaises surprises. Avec son système de craft sans chichi mais cassé par des loots beaucoup trop généreux, il perd rapidement son seul réel atout.

Le scénario met à peine une demi-heure à devenir anecdotique, passant d’un suspense plutôt intriguant à une BD pour adolescents sauce quêtes FedEx complètement aléatoire. Dommage, ça démarrait bien.

À tester à petit prix si vous aimez le farm et le craft sans prise de tête, mais à fuir si vous aimez le comic : il n’y a aucun lien avec celui-ci.

 

Plus

  • Une DA qui aurait pu être mortelle
  • Du craft, on aime le craft ici
  • Ambiance assez sympa 

Contre

  • La configuration des touches 
  • Les traductions inexactes
  • L’IA des ennemis foirée
  • Pas de tutoriel
  • Presque aucun lien avec le comic 
  • Des saccade de l’enfer 

Test — I hate this place

PampaPoulpe

Scénario/ambiance
Graphisme/Direction artistique
Gameplay
Intérêt

Conclusion

Vendu pour un prix tout de même conséquent de presque 30 €, I Hate this place n’est ni a recommandé aux fans du genre qui seront déçus ni aux amateurs du comics qui n’y trouveront aucun lien en dehors du Ranch. Je m’attendais à une ambiance un tantinet rétro à la Stranger Things et finalement je suis devenue Bob le Bricoleur. On repassera. 

2.3
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