Cette année j’ai eu mon lot de jeux indépendants à tester. Certains étaient intéressants mais perfectibles tandis que d’autre n’était tout simplement pas fait pour moi. Cependant j’attends toujours le jeu indépendant de 2026 qui répondra à mes attentes, et je pense enfin l’avoir trouvé.
Disponible sur PS5, Xbox Series, PC et Nintendo Switch depuis le 30 juillet 2026, Kusan : City of Wolves est un jeu d’action développé par CIRCLEfromDOT et édité par PQube. Qui a notamment édité des jeux comme Tormented Souls 2 (dont vous retrouverez le test juste ici).
Que vaut donc cette aventure au cœur de la ville de Kusan ? on va le découvrir ensemble avec ce test !

Test réalisé sur Playstation 5 à l’aide d’une clé numérique envoyée par l’éditeur que nous remercions.
UNE HISTOIRE CAPTIVANTE
Dans Kusan nous incarnons Jin, un ancien soldat reconverti en mercenaire après une expérience difficile. Après une mission il sera contacté par Ayn, un agent de la sécurité nationale de Kusan qui aura besoin de ses services. En effet, un gang dangereux de la ville, les Diamond Wolves, cherche à s’emparer d’une arme dévastatrice. L’arme en question est une jeune fille dont les pouvoirs psychiques peuvent détruire la ville entière. Jin devra donc sauver cette fille et la protéger quoi qu’il en coute, mais ce ne sera pas sans risque. Car il y a des chances que des fantômes de son passé se manifeste à nouveau.


Globalement j’ai bien aimé l’histoire du jeu, ça reste classique et commun à beaucoup de films d’actions, mais ça reste efficace. L’intrigue parvient a trouver un bon équilibre entre les moments fort en action, les passages plus tournés sur la psychologie de notre personnage principal ou encore les moments plus calmes entre chaque mission permettant d’en apprendre plus sur les personnages secondaires.

L’histoire sera d’ailleurs racontée comme un roman graphique, chaque cinématique est découpée comme une page de comics. C’est assez original et le trait est tape à l’œil dans le bon sens du terme, ça donnerait envie d’avoir un comics du jeu !
UN GAMEPLAY DIFFICILE… MAIS SATISFAISANT
Concernant le gameplay du jeu, on avance dans de nombreux chapitres qui représentent une situation où une autre. Un chapitre pourra être une mission simple tandis qu’un autre sera une course poursuite sur l’autoroute etc. Ces chapitres seront découpés en sous-chapitres représentant un étage où une portion de niveaux spécifiques, mais le principe de chaque niveau sera le même à chaque fois… tuer tout le monde.


Vous devrez tuer tous les ennemis se trouvant sur votre chemin pour pouvoir passer au sous-chapitre suivant. Pour se faire, Jin dispose de plusieurs ressources utiles, comme sa « war hand », un bras mécanique qui tue en un coup, un couteau de lancer où une arme à feu à munitions limitées. Cependant, vos opposants peuvent attaquer au corps à corps, utiliser une arme à feu, vous foncer dessus et bien d’autre chose qui pourront vous poser problème. Si vos adversaires peuvent mourir en un seul coup, ce sera également votre cas ! Il faudra donc vous montrer prudent et faire preuve de stratégie pour chaque situation.


Personnellement, j’ai trouvé que le jeu correspondait à mes attentes, on ressent bien l’influence de jeu comme Hotline Miami. Il est facile de mourir dans chaque chapitre, que ce soit un ennemi qu’on à pas vu, une situation difficile à gérer où même certains boss assez difficiles. Il est possible que la difficulté puisse en décourager plus d’un, mais chaque situation à sa solution à condition que le jouer s’y adapte.
UN ARBRE DE COMPÉTENCE ORIGINAL
Comme le jeu demande de s’adapter a de multiples situations, ce dernier vous proposera l’outil adéquat pour ça, l’arsenal. Pour faire court, il s’agit d’un emplacement dans lequel vous pourrez placer différentes compétences pouvant améliorer les capacités de Jin. Le couteau qui peut revenir tel un boomerang, des munitions supplémentaires où des attaques plus lourdes seront donc accessible entre autres choses.


Cependant, l’arsenal est un espace limité, et chaque compétence disposera d’une forme géométrique différentes (similaire à des Tétrominos). Vous devrez donc faire un choix au niveau des compétences que vous voudrez avoir ou non. Qui plus est, l’emplacement de l’arsenal et les compétences peuvent être achetée par des puces que vous récupérerez à chaque fin de niveaux en fonction de votre score.

L’idée derrière l’arsenal est plutôt intéressante en plus d’être originale. Chaque joueur aura ainsi sa façon à lui d’aborder une situation et ça poussera à essayer différentes combinaisons de compétences.
UNE AMBIANCE A LA FOIS SOMBRE ET DYNAMIQUE
L’ambiance globale du jeu est assez sombre, le jeu aborde des thèmes comme le traumatisme des vétérans de guerre où les expérimentations sur les humains. Mais il y a un décalage entre ces thématiques et la direction artistique du jeu.

Si les thèmes abordés sont sérieux, le jeu apporte un certain écart de ton, notamment via sa bande son. L’ensemble de la bande son du jeu est composé d’instrumental hip-hop « à l’ancienne », et malgré ce décalage je trouve que l’ensemble fonctionne bien. Cependant, même si ça fonctionne bien ça à tendance à casser un peu l’immersion.


Hotline Miami avait sa bande son composé de Synthwave, ce qui collait bien avec le contexte temporel du jeu. Alors que pour Kusan ça à un coté « hors-sujet » je trouve, mais ça n’engage que moi. Concernant la direction artistique il y a également un décalage mais cette fois ça marche sans défaut. On à d’un coté l’ensemble du jeu dans du pixel art travaillé et plus détaillé que pour Hotline Miami. Et lors des dialogues, nous avons les personnages affichés dans une DA roman graphique, ce que je trouve assez bien vu et plaisant à voir.
Pour
- Une histoire sombre et captivante
- Une narration en « roman graphique » particulièrement réussie
- Une gameplay exigeant, mais satisfaisant
- L’arsenal, un outil original intéressant
- La bande son très entrainante…
Contre
- … Cette même bande son peut s’avérer « hors sujet »
- Une difficulté qui peut décourager (notamment contre les boss)
Test – Kusan : City of Wolves – Un « Hotline Miami » à la sauce Cyberpunk
CONCLUSION
CIRCLEfromDOT parvient à frapper fort avec son jeu en proposant une histoire aux thématiques fortes et en utilisant des mécaniques de films d’actions connues sans pour autant rendre le tout cliché. Si le jeu est difficile, il n’en est pas moins accessible et propose de multiples options aux joueurs pour qu’ils puissent avancer. Même si on peut déplorer une bande son qui, bien qu’elle soit entrainante, peut s’avérer hors sujet, Kusan demeure malgré tout très réussi dans son ensemble !

