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Test – La Terre du Milieu : L’Ombre de la Guerre (Nintendo Switch 2)

Temps de lecture : 5 minutes

Après avoir redécouvert La Terre du Milieu : L’Ombre du Mordor sur Switch 2, nous voilà face à sa suite, L’Ombre de la Guerre, sortie à l’origine en 2017. Toujours développé par Aspyr, ce second volet arrive lui aussi sur la console hybride de Nintendo dans son édition Definitive, avec l’intégralité des DLC. Mais est-ce que ce second opus tient toujours la route, et surtout, est-ce que le portage Switch 2 arrive à suivre le rythme ?

 

Test réalisé sur Nintendo Switch 2 à l’aide d’une version numérique envoyée par l’éditeur que nous remercions.

Talion, toujours toi ?

Attention, ce passage spoil bien entendu des éléments du scénario du premier jeu.

On reprend directement après les événements du premier jeu. Talion et Celebrimbor ont forgé un nouvel Anneau de Pouvoir, et leur objectif est simple : utiliser cet artefact pour contrôler les orques de Sauron. Et bâtir une armée capable de renverser le Seigneur des Ténèbres. Sauf que, comme souvent dans l’univers de Tolkien, les choses ne se passent pas tout à fait comme prévu.

Le scénario est plus ambitieux que celui du premier opus, avec plus de personnages, plus de factions et une intrigue qui s’étale sur plusieurs régions. On retrouve des figures emblématiques de l’univers (Shelob, Balrog, etc.), et le lore est bien plus exploité. Par contre, l’histoire reste parfois un peu brouillonne. J’ai souvent trouvé que les rebondissements qui tombaient un peu de nulle part. Et la fin… peut laisser perplexe.

Le système Nemesis, version XXL

Si le premier jeu avait déjà posé les bases du système Nemesis, L’Ombre de la Guerre pousse le concept encore plus loin. Ici, on ne se contente plus de recruter des capitaines orcs : on peut désormais les dominer, les faire monter en grade, les envoyer en mission, et même les utiliser pour attaquer des forteresses entières.

Le système de forteresses est la grande nouveauté de ce second opus. On peut les assiéger, les défendre, les personnaliser avec ses propres capitaines, et les perdre/regagner au fil de la partie. Ça donne une vraie dimension stratégique au jeu, et ça prolonge considérablement la durée de vie. Une fois qu’on a compris comment fonctionne le système de garnison, on peut littéralement passer des heures à construire son armée parfaite. (C’est mon cas, adieu avancée dans le backlog.)


Le gameplay reste dans la continuité du premier : combat au corps à corps façon Batman, furtivité, arc elfique, pouvoirs de Celebrimbor. On ajoute par-dessus ça de nouvelles capacités (domination, invocation de bêtes, etc.) qui rendent Talion encore plus puissant. Comme pour le premier, une fois bien équipé, le jeu devient un peu trop facile, mais c’est aussi ce qui fait son charme : devenir une machine de guerre invincible face à des hordes d’orcs, c’est jouissif.

À l’ombre de la guerre.

L’ambiance est toujours aussi réussie, avec des environnements variés (désert, forêts, forteresses, etc.) et une direction artistique qui a bien vieilli. Si les passages dans la pénombre sont assez pauvres mais une fois en pleine lumière, c’est parfois absolument magnifique.


La bande-son reste épique, et les doublages VF sont toujours de bonne qualité, avec certaines voix issues des films.

Par contre, le jeu est plus chargé que le premier : plus de PNJ, plus d’effets, plus de choses à l’écran. Et c’est là que le portage Switch 2 montre ses limites. En mode portable, on note quelques chutes de framerate et du pop-in sur les textures, surtout dans les grosses scènes de bataille. Rien de rédhibitoire, mais ça se sent.


Parlons Portage Nintendo Switch 2 : mieux que le premier, mais pas parfait.

L’Ombre de la Guerre est plus gourmand que L’Ombre du Mordor, et le portage d’Aspyr le confirme. Le jeu tourne à 30 FPS, comme son prédécesseur, mais les temps de chargement sont plus longs (parfois plus de 30 secondes), et le pop-in est très présent, surtout en mode portable. Étant joueuse uniquement sous cette forme ça reste jouable bien sûr, mais on sent que la console tire un peu sur la corde. Surtout avec un jeu qui pèse tout de même 75GO, sacré morceau sur la console ! Cette fois, par contre, pas de problème de son ! Les dialogues passent bien.

Le gros point positif, c’est que le jeu est désormais entièrement jouable hors ligne, sans les Conquêtes en ligne, les Vendettas ou les Fosses de combat. Le système de garnison a été retravaillé pour fonctionner en solo, et ça c’est top !

Le Mordor à nouveau dans la poche :

Dans mon souvenir, je préférais vraiment le premier de la duologie. Finalement, après une belle et longue session, La Terre du Milieu : L’Ombre de la Guerre a détrôné son prédécesseur. C’est un excellent jeu, avec un système Nemesis encore plus riche et une dimension stratégique bien plus poussée. C’est fluide, c’est parfois très beau. Plus immersif, plus intuitif, une réussite de base. Sur Switch 2, le portage est correct mais moins impressionnant que celui du premier. Plus de chutes de framerate, plus de pop-in, des temps de chargement plus longs. C’est joli sans plus, sans update en dehors du online. Ça suffit pour découvrir le jeu, mais ça n’apporte rien de plus qu’auparavant. C’est assez curieux de noter ce jeu. Le portage est moins bon, mais le jeu meilleur.

Pour les fans du premier opus, c’est une suite logique et indispensable. Pour les nouveaux venus, je conseille bien évidemment de commencer par La Terre du Milieu : L’Ombre du Mordor avant de se lancer ici, ne serait-ce que pour comprendre le lore et le système Nemesis.

Test – La Terre du Milieu : L’Ombre de la Guerre (Nintendo Switch 2)

Testé par Pampa Poulpe

Conclusion

Un très bon jeu pour un portage sympathique, de quoi passer de bonnes heures au chaud sous la couette en mode nomade si on n’est pas très exigeant !

Notation

Scénario / ambiance
Graphisme / Direction artistique
Gameplay
Intérêt

Les +

  • Entièrement jouable hors ligne
  • Édition Definitive avec tous les DLC
  • Système de forteresses très addictif
  • Système Nemesis encore plus riche

Les –

  • Scénario parfois brouillon
  • Toujours bloqué à 30 FPS
  • Temps de chargement parfois longs
  • Portage moins stable que le premier (framerate, pop-in)

3,3 sur 5

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