Monster Hunter Wilds est disponible depuis le 28 février sur consoles et sur PC. À travers cet article, nous n’allons pas parler de la réussite planétaire de ce titre, avec 8 millions de copies vendues en 3 jours et du million de joueurs connectés en simultané ce week-end sur Steam. Mais nous allons directement plonger dans les terres interdites, où un certain Spectre Blanc s’attaque aux villages. Alors que vaut ce nouveau jeu signé Capcom, entre rêves et désillusions, dans les prochaines lignes, nous allons tout traiter. Aucun spoiler majeur n’est présent dans le test. Donc si vous n’avez pas encore visité les terres interdites et que vous hésitez, vous pouvez lire cet article et après prendre votre décision !
« Test réalisé à partir d’une version numérique PlayStation 5 fournie par l’éditeur que nous remercions »
Une aventure en deux étapes
Avant de se lancer pleinement dans la chasse aux monstres, il faut découvrir le monde qui nous entoure. Et ça, Capcom l’a bien compris, puisque dans ce Monster Hunter Wilds, le joueur est confronté à deux aventures. La première (qui prendra une quinzaine d’heures à terminer), permet d’instaurer le cadre du jeu. De découvrir les différentes civilisations, de découvrir les monstres qui nous entourent, mais surtout de prendre en main les clés de gameplay. Entre les enchaînements à l’arme, plus les blessures qui nous permettent d’infliger encore plus de dégâts, il y a vraiment beaucoup de choses à maîtriser. Cette première partie est donc considérée comme une phase d’introduction, appréciable à avoir lorsque vous n’êtes pas un habitué de la licence.

Passé cette étape de découverte (au bout d’une quinzaine d’heures, je le rappelle), vous êtes plongés dans quelque chose d’encore plus gros. Entre des missions supplémentaires (secondaires ou pas), des chasses avec des monstres bien plus puissants, ou encore des équipements bien plus importants à forger. C’est à ce moment-là que l’aventure Monster Hunter Wilds commence. Et on le voit bien. Malgré les libertés présentes dans les premières heures, c’est vraiment à la fin de la première partie de l’histoire que vous serez amené à vous débrouiller tout seul.
Malgré cette différence, l’open world reste quand même accessible au début du jeu. Oui, vous n’aurez pas débloqué toutes les zones et tous les monstres. Mais vous pourrez quand même lancer vos premières chasses en totale liberté et vous entraîner avec toutes les armes !
Des armes pour tous les joueurs
Partir à la guerre sans arme, ce n’est pas possible, et dans ce Monster Hunter c’est la même chose. Tout bon chasseur se doit de savoir maîtriser son outil de travail. Entre l’Épée longue, la Volto Hache ou encore les doubles lames, il y a quinze armes totalement différentes dans ce Monster Hunter Wilds. De quoi ravir tous les types de joueurs. Et même, si vous n’aimez pas le corps-à-corps et tout le stress que ça engendre, vous pouvez très bien vous orienter vers des armes à distance, qui seront aussi efficaces et mortelles.
Lorsque vous commencez l’histoire, les armes données sont d’un basique. Aucun dégât élémentaire n’est ajoutés à votre arsenal. Mais plus l’histoire avance et plus vous découvrirez des monstres avec des spécificités. Comme la « LaLaBarina », une araignée géante, qui en plus de vous empoisoner avec son dard, pourra vous paralyser avec son poison volatile. En venant à bout de ce monstre, vous allez avoir accès à des récompenses permettant de façonner des armes avec l’aptitude « paralysie ». Des modifications comme celle-ci, il en existe plusieurs comme le « feu » ou encore le mod « dragon ». C’est à vous de réfléchir et de décider vers quelle arme vous voulez jouer et surtout avec quel élément !
Des chasses gachées par des bugs
Malheureusement, Monster Hunter Wilds souffre de quelques défauts, qui viennent entacher l’expérience. Pour les joueurs PS5, vous allez pouvoir choisir entre trois modes de qualités : Performance, Équilibré ou Frame Rate. Je vous conseille de prendre le tout premier de la liste. Oui, c’est bien de jouer avec des FPS supérieurs, mais le problème, c’est que c’est au détriment de la qualité visuelle et franchement, ça pique un peu. Ensuite, dans le mode Frame Rate, vous allez rencontrer des bugs de texturing, qui ne sont pas présents dans le mode Performance. Il est aussi, tout à fait possible de s’orienter vers le mode Équilibré, mais lui aussi souffre de quelques petits bugs visuels. Que ça soit sur les visages des personnages pas assez détaillés, ou des blocs noirs qui apparaissent en pleine cinématique, ce n’est pas super agréable. Je vous conseille donc de vous diriger vers le mode Performance, si vous ne voulez pas être souvent embêté par des parasites visuels.
La qualité visuelle, n’est pas la seule faiblesse de ce Monster Hunter Wilds. Lors de votre aventure, vous allez rencontrer différents personnages, tous ayant un minimum de dialogue. À des moments, ne soyez pas surpris si les lignes de textes apparaissent, mais que dans votre casque aucun son n’est audible. Ce n’est pas votre matériel qui a un défaut, mais bien certains personnages de Monster Hunter Wilds. On s’aperçoit aussi qu’à des moments, les PNJ se parlent en anglais entre eux, alors que c’est la langue « française », qui a été choisie.
Des coupures internet incessantes surtout sur les débuts
Pour terminer sur le listing des défauts de ce Monste Hunter Wilds, je ne peux pas passer à côté des bugs d’internet. J’en ai beaucoup rencontré sur les débuts de mon expérience, moins sur la fin. Mais il est tout de même important de les souligner. Dans Monster Hunter Wilds, il est possible de choisir votre type de salon. Pour les besoins du test et pour bien prendre mon temps, j’ai préféré m’orienter vers un « lobby privé ». Et même là, j’ai rencontré des déconnexions. Au début, on peut se demander si ça ne vient pas de notre installation, et la réponse et non pour ma part. Tout fonctionnait correctement, mais je recevais quand même un message d’erreur. Rien de très embêtant, vous allez me dire. Mais cette pollution visuelle incessante peut parfois agacer les joueurs.
Une ambiance sonore digne d’un film
Malgré les bugs de sons présents dans le monde ouvert, ce n’est pas le cas de l’ambiance sonore. Dans ce Monster Hunter Wilds, tous les montres, tous les biomes ont des sons bien à eux. Dans ce nouveau titre de la licence, je trouve que le studio a fait un travail extraordinaire dans cette ambiance, qui nous transporte vraiment. Que ça soit lors de notre balade dans le monde ouvert, mais aussi lorsque l’on est dans les différents camps. Chaque situation a le droit à sa bande sonore. Le plus marquant, c’est lors des combats. Chaque monstre à le droit à une musique entrainante et qui s’accélèrent lorsque le combat devient plus compliqué.
Un jeu pour les fans et les novices
Sans surprise, ce Monster Hunter Wilds se veut être accessible par tous les types de joueurs. Et ça se ressent dans la compréhension de l’histoire, mais aussi dans le gameplay ! Pendant toute la durée du jeu, on ressent que la difficulté des monstres a été diminuée pour permettre aux joueurs, même les plus lambdas de s’amuser.
Cependant, les joueurs les plus expérimentés seront contents d’apprendre que la difficulté augmente au fur et à mesure de l’aventure. La différence se ressent vraiment lorsque le boss de l’histoire principale est tombé. On tombe sur des monstres plus puissants, et où l’erreur n’est que peu acceptée.

La difficulté est aussi présente dans le lore du jeu. Pour un joueur lambda, ça peut faire très peur de voir tous les menus, avec tous les sous-menus, se demander quelle arme irait le mieux avec quoi. Mais pas de panique, en réfléchissant quelques secondes, il est tout à fait possible de comprendre les rouages du gameplay. Même si les explications ne sont pas directement données par le jeu in-game.
Une multitude de monstres à chasser
L’ADN de la licence Monster Hunter se base sur les monstres, mais aussi les objets à récupérer dans le monde semi-ouvert. Et dans ce titre Wilds, Capcom a mis la barre vraiment très haute. Le travail effectué pour proposer une diversité de monstre, que ça soit dans le gameplay, les phases de combat, mais aussi dans la direction artistique. C’est juste exceptionnel. Et ça se ressent. À aucun moment lors de mes chasses, je me suis ennuyé à chasser tel ou tel monstres. Oui, il y en a qui sont plus spectaculaires que d’autres. Mais c’est ça la magie de Monster Hunter. On peut passer d’un singe, à un énorme dragon aquatique. Il est impossible d’approcher deux combats de la même manière et ça Capcom l’a très bien mis en place. Lorsque vous vous préparez dans votre camp, il faut bien penser à adapter ses équipements et ses ressources selon le monstre que l’on va affronter. Un point qu’il ne faut pas oublier sinon, c’est le KO assuré !
Une flore à respecter, mais aussi à capturer
En plus de forger vos propres équipements, ce Monster Hunter Wilds propose aux joueurs de fabriquer leur potion et tous les objets de soins. Le conseil que je peux vous donner, c’est de récolter au maximum les plantes autour de vous. Ce n’est pas super agréable de faire ça tout le temps, mais il ne faut pas oublier que Monster Hunter est un jeu de farm où le soin est obligatoire.
Afin de diversifier les monstres et les ressources, Capcom a travaillé d’arrache-pied pour proposer différents biomes. Le travail apporté se ressent dans l’aventure, mais aussi lors de vos chasses. Vous ne pourrez pas chasser une pieuvre géante dans le désert, mais dans des galeries souterrainnes. Au contraire, les mammouths ne s’aventurent pas dans ces mêmes galeries. Les biomes ont leur importance et surtout, ils sont là pour vous aider. Il est tout à fait possible d’utiliser l’environnement à votre guise afin de dominer vos chasses !
Pour rappel, Monster Hunter Wilds est disponible depuis le 28 février sur PC, PS5 et Xbox Series X et S.
Monster Hunter Wilds
Conclusion
Monster Hunter Wilds saura plaire aux joueurs habitués de la licence, mais aussi aux nouveaux. Grâce à sa simplicité, il est tout à fait possible de se lancer dans les terres interdites proposées par Capcom. Malheureusement, des petits bugs (qui seront sûrement réglés par la suite), viennent entacher l’expérience. Mais on passe vite outre lorsque l’on voit la qualité proposée par le studio, qui risque de nous surprendre avec des futurs mises à jours !
Pour
- Un jeu accessible même pour les non-initiés à la licence.
- Une diversité de choix dans les armes.
- Un Open World bien amené, qui permet de sortir des « chasses classiques ».
- Une ambiance sonore de dingue.
- La présence du crossplay.
Contre
- Des bugs de texturing dans les environnements et les personnages.
- Des bugs de sons, des voix pas doublées.
- Des déconnexions internet au serveur parfois incessantes (trois, quatre dans la même session).
- Des informations complexes non-expliquées aux nouveaux joueurs.