Capcom nous a gâtés depuis le début de l’année et ce n’est pas terminé ! Pragmata, pur produit Capcom, disponible sur toutes les plateformes depuis le 17 avril 2026, nous emmène en voyage sur la Lune. Une aventure qui promet de nous faire voir des étoiles ?
Test réalisé sur PS5 et PS5 Pro à l’aide d’une clé numérique envoyée par l’éditeur, que nous remercions.
Le meilleur papa de l’espace.
Quand un séisme lunaire vient couper toutes les communications avec une station de recherche de haute technologie, Hugh est envoyé avec son équipe pour analyser la situation. Malheureusement, comme dans toute bonne œuvre de science-fiction avec des robots, rien ne se passe comme prévu. En quelques instants, on se retrouve seul survivant de cette équipe. Que l’on aurait aimé connaître, pour la troquer contre la plus adorable des petites filles : D-I-0336-7, aka Diana.

Le jeu se déroule entièrement au cœur d’une station de recherche lunaire avancée. Bâtie pour étudier un nouveau minerai capable de répliquer presque n’importe quoi : la lunafibre. Un petit topo nous est proposé par un de nos anciens compagnons au tout début du jeu. Et je vous conseille de l’écouter ! En dehors de quelques collectibles à lire, le jeu n’est pas très généreux en renseignements.
Si le canevas narratif semble classique, c’est l’exécution et la relation entre les deux protagonistes qui portent l’intérêt du récit.
Parce que oui, l’histoire est franchement banale mais n’en reste pas moins touchante . Si Hugh râle dès le début contre les « gosses » et ne s’imagine pas du tout en papa, c’est pourtant le rôle qu’il endosse illico dès sa rencontre avec notre petite tête blonde. Coup de foudre paternel, la relation Hugh/Diana est clairement rafraîchissante, loin des drames obscurs et traumatisants des habitués de la saga NieR. Diana est un modèle Pragmata affiliée aux émotions et c’est adorablement écrit du début à la fin.


À chacun son boulot :
Pur jeu d’action en solo, nous avons pourtant là une image parfaite de ce qu’est la coopération. Entre Hugh, qui assure la partie action classique (tirs, esquives), et Diana, qui gère le piratage via une matrice holographique en temps réel, la synergie est totale et fonctionne incroyablement bien.

Cette dualité n’est pas qu’un simple artifice : puisque la plupart des ennemis sont protégés par des champs magnétiques invulnérables aux balles conventionnelles, nous devons jongler constamment entre deux cerveaux. Il s’agit de naviguer sur une grille de piratage pour désactiver les boucliers tout en continuant à se mouvoir, à esquiver les attaques entrantes et à choisir ses cibles prioritaires. Cette montée en puissance est admirablement gérée, avec des mécaniques qui s’enrichissent au fil de l’aventure, passant du simple hacking individuel à des capacités de multi-piratage ou de redirection de projectiles.

Si l’idée peut sembler intimidante sur le papier, la fluidité de l’exécution transforme rapidement cette gestion à « deux têtes » en une danse tactique vraiment addictive ! J’ai personnellement adoré les phases de combat que j’ai énormément rejouées en retournant au Refuge rien que pour farmer avec joie.

Dans le système pourrait paraître redondant, il est d’ailleurs possible d’utiliser l’« auto-hacking ». Je n’ai pas trouvé ça utile dans mon cas. Mais l’idée d’avoir implanté cette possibilité est intéressante ; tout le monde y trouvera son compte.
Le Refuge et ses secrets :
Chaque zone du jeu étant reliée par des téléporteurs nous ramenant aimablement au Refuge, notre HUB (au cœur duquel se trouve Cabin, un robot de soutien indépendant qui fait office d’interface principale), il faut savoir que chaque fois que ceux-ci seront utilisés, la progression de la zone sera conservée, mais les ennemis seront, quant à eux, réinitialisés. Bonne ou mauvaise idée ? Il faudra bien choisir les moments de repos, quand bien même le jeu est franchement TRÈS facile. (Au départ, il n’existe que les modes facile et normal, ce test étant basé sur le mode normal).



L’idée reste pourtant ici de farmer les lunafibres pour améliorer notre équipement et nos compétences. Bien que les coffres soient une meilleure alternative, quoi que limitée. Le jeu nous propose tout un tas de petits collectibles ! Tels que les cubes sobrement appelés « composants d’amélioration » pour augmenter les statistiques de Hugh, de notre arme ou de Diana. Mais aussi du Lunum Pur pour les compétences et les plus hauts niveaux d’amélioration. Tout un arsenal personnalisable est à notre portée ! Une fois débloqué, il ne reste plus qu’à l’imprimer ! Rien de plus facile.
Des mémoires terrestres traînent ici et là. Offrant des indices à notre petite Diana sur le monde qu’elle rêve de découvrir. Et donnant accès à des mini-scènes franchement adorables. En plus de nous donner des jetons Cabin permettant de remplir des cartes de jeu offrant diverses récompenses. Tels que de nouvelles tenues, des pass pour les zones bonus, des informations sur le lore ou sur les robots…



Des « Mini Cabin » sont d’ailleurs la cible de nos balles ! Ce sont de petites figurines dissimulées dans les décors (comme nos amis Raccoon de Resident Evil).
Une ambiance sonore de haute voltige :
On ne va pas y aller par quatre chemins : avec un doublage français parfait et des OST qui vont directement dans ma playlist, l’ambiance sonore du jeu m’a clairement séduite !
Nous sommes sur une bande-son qui réussit à traduire musicalement la solitude glaciale de la Lune ! Tout en soulignant la chaleur de la relation entre Hugh et Diana. On passe ainsi avec brio de mélodies mélancoliques au piano, illustrant les moments d’intimité au Refuge. À des pulsations électroniques saturées et intenses lors des phases de combat. Le soin apporté au design sonore est également remarquable. Notamment grâce à un système audio spatial qui renforce l’oppression du vide. Faisant des moments de silence une arme redoutable pour accentuer la tension.
Le morceau vocal « Memories Are You », qui sert de fil conducteur, est une pièce maîtresse qui cristallise à elle seule tout le mystère et l’émotion du titre.
En plus court : Yasumasa Kitagawa et YU-KA, chapeau bas !

Visuellement, c’est aussi du très très bon ! La direction artistique joue sur un contraste simple : d’un côté, une station lunaire aux lignes épurées, froides et technologiques, et de l’autre, des espaces recréés artificiellement par la « lunafibre », comme cette étonnante réplique de New York surgie de nulle part ! Sur PS5 Pro, la netteté des textures, la gestion exemplaire du ray tracing et les effets de lumière créent une immersion quasi totale. L’alternance entre les couloirs exigus avec les robots aux trousses et les extérieurs lunaires d’une pureté saisissante donne au titre une identité visuelle très intéressante que j’ai franchement appréciée. J’avais clairement peur de ressentir un certain malaise à l’idée d’être confinée dans un endroit vide et étriqué, mais pas du tout !



Une courte aventure sur la Lune :
Avec une durée de vie d’une dizaine d’heures pour une bonne partie sans rush, Pragmata est une superbe surprise pour moi. Pas du tout emballée par le thème ou même la démo, j’ai pourtant passé de délicieux moments en compagnie de Hugh et Diana. Sans surprise scénaristique, on reste sur du connu. Mais il est difficile de ne pas saluer l’innovation du gameplay. Et la facilité avec laquelle on le prend en main. Gros bémol cependant, la répétitivité de la progression via des portes à ouvrir à l’aide de verrous. Et des boss « sacs à PV » loin d’être mémorables.



Pour
- La relation Hugh/Diana
- La fluidité du début à la fin
- Un système d’upgrade franchement cool
- Le gameplay novateur parfaitement maîtrisé
Contre
- Aucune difficulté
- Le scénario trop en retrait
- La boucle de progression linéaire
Test – Pragmata
Conclusion :
Pour moi, Capcom a pris un risque en misant tout sur le lien affectif plutôt que sur un lore complexe. Malgré le côté futuriste, c’est tout simplement une aventure humaine pure, avec un gameplay perfectible mais novateur.
