Le début d’année reste souvent morne côté sorties, ainsi j’en profite pour épurer tranquillement mon backlog.
Cependant, l’hiver s’étire et, de plus, je ne pense qu’à fuir vers le soleil. Pourtant, avant de rêver aux vacances, il faut d’abord prendre l’avion. Ça tombe bien, car Air Combat sur PlayStation 1 traîne dans ma pile, et me fera prendre l’air. Allez c’est partie pour ce Test Rétro de Air Combat
« Test réalisé sur PlayStation 1 à l’aide du matériel d’origine et dans les conditions de l’époque. »
Pour aller plus haut, aller plus haut
Air Combat est le tout premier épisode de la série Ace Combat, même si le nom n’apparaît officiellement qu’à partir du second opus en Europe. Développé par Namco et sorti en 1995, le jeu pose ainsi les bases d’une licence qui a perduré avec les années.
Côté scénario, on reste sur du très classique, puisque vous devez éliminer de dangereux terroristes menaçant la paix. Ainsi, vous pilotez différents avions de chasse lors de dogfights aériens nerveux et accessibles. De plus, chaque mission vous demande de détruire des cibles précises annoncées dans un debriefing préalable. La progression repose surtout sur l’efficacité et la répétition des objectifs.


On oublie ses souvenirs
Concernant les graphismes, Air Combat s’inscrit pleinement dans les toutes premières années de la 3D. Ainsi, le jeu propose des combats aériens en full 3D polygonale, ce qui représentait alors un vrai bond technologique. En comparaison, un Star Wing sorti deux ans plus tôt sur Super Nintendo paraît déjà daté. Certes, aujourd’hui, le rendu pique les yeux à fond, mais le résultat reste honnête avec le recul.
De plus, le joueur peut choisir entre une vue intérieure immersive ou une vue extérieure plus lisible. Dans les deux cas, le moteur reste fluide et ne souffre d’aucun ralentissement notable. Lors des affrontements, vous alternez entre tirs en rafale et lancements de missiles sans perte de performance. Par conséquent, l’ensemble impressionne encore face à un concurrent sérieux comme Agile Warrior, sorti à la même époque.
Évidemment, le clipping est omniprésent, car il s’agit d’un jeu de première génération 3D. Cependant, Air Combat évite le kitsch excessif et conserve une certaine lisibilité visuelle en 2026. Côté sonore, on retrouve des voix US sans sous-titres français, ce qui était courant en 1995. La bande-son, plutôt rock, accompagne efficacement l’action. Enfin, les “bingo” et “wohou” après chaque avion abattu rappellent clairement un jeu Namco, comme si Ridge Racer croisait un avion de chasse.


Abattre l’ennemi
Au fil des missions réussies, vous gagnez de l’argent permettant d’acheter de nouveaux avions. Chaque appareil possède ses propres spécificités, un peu comme dans Ridge Racer. Bien sûr, plus vous avancez, plus les avions deviennent rapides et puissants. En parallèle, l’argent sert aussi à engager des alliés capables de vous protéger ou de sécuriser des zones clés lors de certaines missions.
Cependant, certaines missions tentent de varier la formule avec de l’infiltration en canyon, ou la destruction de ponts et raffineries. On n’est clairement pas dans Top Gun, même si la variété progresse légèrement. Avec 17 missions au total, le jeu peut se terminer en moins de cinq heures en rushant. Ainsi, l’absence de cinématiques rend le scénario moins immersif que dans les Strike ou Crazy Ivan.
Au final, le jeu se termine très vite, cependant sa rejouabilité reste un point positif. De plus, un mode deux joueurs en écran partagé propose du 1 contre 1, amusant cinq minutes, puis oubliable. Ainsi, Air Combat s’impose comme un jeu court, fun et solo, parfait pour débrancher le cerveau.
Pour
- Des parties courtes mais fun
- Accessible pour les débutants à ce genre
- Propre graphiquement pour l’époque
- Un style arcade
Contre
- Un aspect parfois répétitif
- Un mode 2 joueurs inutile
- Des missions qui se ressemblent beaucoup
Air Combat
Conclusion
Au final, Air Combat reste une parenthèse rétro efficace, simple et fun, idéale pour s’évader quelques heures. Malgré son âge, il rappelle une époque où voler suffisait pour s’amuser.
