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Test – Welcome to Kowloon

Temps de lecture : 5 minutes

Premier vendredi du mois, il est l’heure d’un instant de frisson avec le Spooky Friday ! Aujourd’hui, découvrons Welcome to Kowloon, un jeu d’horreur psychologique à la première personne développé par a1esska, Notex, N4bA et Admia. Initialement sorti sur Steam en août 2023, il est arrivé sur PlayStation 5 et Xbox Series X|S le 10 juillet 2026, avec Axyos Games à l’édition sur consoles !


Test réalisé sur PlayStation 5 Pro à l’aide d’une clé numérique envoyée par l’éditeur, que nous remercions.

Pauvre et en danger ?

Pas de temps à perdre dans ce mystérieux univers lugubre ! Sans même nous présenter quoi que ce soit, en dehors de quelques lignes, nous plongeons instantanément dans le jeu ! Kowloon, c’est un petit coin étriqué, pas franchement propre et destiné aux plus fauchés. Ça tombe bien, parce que nous incarnons apparemment un jeune étudiant qui veut juste une chambre. Quelle chance ! Quoique…


Sans dialogue ni PNJ, Welcome to Kowloon incarne la simplicité même, pour ne pas dire le néant d’un point de vue scénaristique. Dans un immeuble désolé où la seule figure amicale est un pauvre chien à la gamelle vide, nous allons vivre une expérience horrifique plus amusante que prévu lorsque notre logeuse s’avère être une folle démoniaque qui trucide les gens pour les accrocher comme des sacs de viande un peu partout.

Welcome to Kowloon

Du côté du gameplay, c’est en accord avec le scénario : minimaliste, pour ne pas dire inexistant. On peut courir, ramasser une clé ou une lampe, et lire une note. La base, concrètement. Cela peut sembler pauvre, mais ce genre de jeu ne demande rien de plus pour être « bon ».

Le problème de Welcome to Kowloon, c’est qu’en plus de cela… il n’y a rien. Un semblant d’énigme nous demande de trouver un code, tandis qu’une minuscule poursuite vient briser cette promenade un tantinet glauque, mais… c’est tout. On est davantage face à une démo aux airs prometteurs qu’à un jeu complet. C’est sympa, mais beaucoup trop court et vide pour être gardé en mémoire.

En plus de cela, vient s’ajouter l’espèce de lutte constante entre le sprint et le jeu : une saccade très agaçante qui donne l’impression de foncer dans le mauvais sens du vent. Il y a aussi le fait que le tout petit réticule permettant de ramasser un objet est parfois complètement bugué. Être devant une clé et devoir tourner l’écran dans tous les sens pour finalement voir apparaître le minuscule petit point, c’est agaçant. Et puis, pour la beauté de la nausée, je vous supplie de ne pas tripoter le pavé tactile de la manette, parce que soudainement, notre brave étudiant va se transformer en girouette en pleine tempête. C’est vomitif.

Une jolie enveloppe, un son décevant :

Aucun ATH ou autre élément ne viendra polluer ce drôle de vide accompagnant notre pauvre étudiant, muet et stoïque. Et ça, c’est très appréciable, parce que le jeu est franchement joli. Le jeu des lumières est convaincant, les décors et les couleurs sont très plaisants, contrairement à beaucoup de jeux du genre. C’est le gros plus du jeu. Une fois le casque sur les oreilles, on ressent vraiment bien l’ambiance tout autour.


En revanche, le son, c’est une catastrophe. Le fond sonore saccade et craque en permanence, comme si les écouteurs étaient mal branchés. J’ai essayé autrement, par acquis de conscience, mais cela ne change rien. Dans la rue principale, une ambiance estivale et conviviale semble vouloir s’installer avec des rires et le son de la radio, mais elle se coupe systématiquement quand on passe une porte, sans que cela paraisse naturel… C’est pénible. Sinon, seul le bruit des portes qui grincent nous accompagne…

Il est venu, il a vu… et il a fui.

Intéressée à la base par le jeu à la suite d’une rumeur selon laquelle la map du jeu aurait servi à créer l’effroyable Apartment nº129, testé précédemment, voilà donc mon avis final sur Welcome to Kowloon. Ce n’est pas le jeu le plus marquant dans son domaine, mais au cours de cette courte partie d’une heure, nécessaire pour obtenir les 100%, je ne me suis pas ennuyée pour autant.

Le jeu n’est pas intéressant au sens propre du terme, mais son ambiance suffit à maintenir l’intérêt et, pour une fois, je me suis pris un jumpscare assez efficace pour m’arracher un petit rire nerveux. C’est typiquement le genre de petite expérience qui respire la bonne odeur des jeux un peu louches que j’aime tester. Rien que la cover art qui fait vraiment low cost m’a intrigué ! C’est bizarre, ça laisse septique devant son écran, j’adore.

Après c’est sympathique de voir arriver des jeux indépendants sur console, mais, pour un prix avoisinant les 10 €, il est préférable d’attendre une bonne promotion si le jeu vous inspire quelque chose. Rien que pour le confinement dans cet immeuble cliché, ça vaut le coup d’y jeter un œil !

 

Pour

  •  Une balade confinée efficace
  •  La traduction française 
  • L’ambiance visuelle assez soignée 

Contre

  • Aucun challenge
  • Le prix vs la durée
  • Pas de réel scénario
  • Les saccades dans la course

Test – Welcome to Kowloon

PampaPoulpe

Scénario/ambiance
Graphisme/Direction artistique
Gameplay
Intérêt

Conclusion

Loin des projecteurs, Welcome to Kowloon est un petit jeu indé qui se laisse apprécier sans prise de tête. Très court et avec une ambiance étouffante soignée, le jeu ne mise que là-dessus et c’est très bien si on aime cela. J’y trouve mon compte en tant que grande amatrice du genre, même si pour moi un jeu angoissant réussi, c’est celui qui laisse un certain malaise flottant à la fin. Là, c’est plutôt un timide « déjà ? » gênant. Avec plus d’ambition, ça pouvait aller très loin !

2.8